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L’immobilier de luxe prend de la place en Polynésie

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Le marché de l’immobilier de luxe est en pleine expansion en Polynésie. Selon l’agence Sotheby’s, les ventes à plus de 100 millions de Fcfp ont explosé de +400% entre août 2017 et août 2018 sur Moorea. Le fait de clients étrangers mais aussi de locaux. Pour autant, le fenua souffre d’un déséquilibre entre l’offre trop faible et la demande trop forte, ce qui fait monter les prix.

1 438 000 000 Fcfp c’est le volume global des ventes réalisées entre août 2017 et août 2018 par l’agence immobilière Sotheby’s, spécialisée dans les biens haut de gamme. Entre 2016 et 2017, le montant était de 828 000 000 Fcfp. L’immobilier de luxe fait du chiffre en Polynésie auprès de la clientèle locale. Et également de la clientèle étrangère qui est passé de 5 à 30% des ventes sur les six derniers mois. « Après une période plutôt morose après 2004, une petite reprise s’est fait sentir en 2016 mais tout s’est figé cette année avant les élections », explique le gérant de Sotheby’s en Polynésie, Jacques Menahem, « mais depuis les investisseurs reviennent, rassurés par la stabilité économique et politique ».

Pour le professionnel de l’immobilier, l’ouverture du ciel polynésien avec l’arrivée de nouvelles compagnes poussent les clients notamment américains à investir en Polynésie. Mais l’atout principal du fenua est sa qualité de vie.

Les étrangers sont particulièrement friands des îles éloignées comme Bora Bora, Taha’a, Huahine, Raiatea mais aussi Moorea, où Sotheby’s vient d’installer sa nouvelle agence. Sur l’île sœur, le volume des ventes a augmenté de 200% entre 2016 et 2018 avec une vente record d’une propriété à 180 millions de Fcfp. Sur le marché international, et face à des pays proposant le même environnement, les prix de l’immobilier en Polynésie sont compétitifs.

Pour autant, la Polynésie a encore quelques freins à l’investissement étranger : ses démarches administratives. En effet, investir en tant qu’étrangers est soumis à autorisation comme l’explique Jacques Menahem.

Enfin, le professionnel de l’immobilier remarque un déséquilibre entre l’offre et la demande. La demande est en pleine augmentation, quand l’offre se raréfie du fait du vieillissement des biens.

Mais Jacques Menahem reste confiant puisque, selon lui, des investisseurs de Nouvelle-Calédonie et de Nouvelle-Zélande s’intéressent de près à la Polynésie.

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