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Malgré la fermeture des cabinets, les dentistes continuent d’assurer les urgences

Le Conseil de l’ordre des chirurgiens-dentistes a prolongé la consigne de fermeture des cabinets au fenua. Il faut dire que les interventions dentaires sont particulièrement risquées en termes de transmission du coronavirus. Néanmoins les consultations à distance continuent et au moins une trentaine d’interventions d’urgence ont eu lieu ces dernières semaines, comme l’explique le président du Conseil de l’ordre en Polynésie, Denis Meslin.

La fermeture des cabinets avait été demandée dès le 18 mars en Polynésie, avant même que la consigne soit donnée au niveau national. Une décision que le président du Conseil de l’ordre, le Dr Denis Mesli, ne regrette pas : « C’était nécessaire pour protéger les praticiens ainsi que les patients », insiste-t-il. Il rappelle que l’aérosolisation de gouttelettes de salive lors de certaines interventions dentaires peut mettre en danger « tout un cabinet ».

Les professionnels continuent donc d’assurer des permanences par téléphone ou par mail. Et le gouvernement encourage les patients à s’adresser aux chirurgiens-dentistes avant tout déplacement aux urgences.

Plus d’une centaine de consultations à distance

D’après les remontées effectuées par une quarantaine de cabinets (soit la moitié des dentistes du pays), 115 appels de patients ont pu trouver une réponse – au moins temporaire – lors de consultations téléphoniques depuis le 18 mars. 43 autres cas ont fait l’objet de consultations au cabinet sans contact physique. Et 35 autres ont nécessité une intervention clinique. « En respectant un maximum de précautions », précise le Dr Meslin. La plupart des chirurgiens-dentistes du territoire ne disposent pas de l’équipement adapté pour réaliser toutes les interventions habituelles en période d’épidémie, mais peuvent tout de même pratiquer certains actes. Car en matière bucco-dentaire, il y a des opérations qui ne peuvent pas attendre.

Deux autres cas ont été envoyés directement au CHPF, parce que l’opération était trop complexe, ou que le patient présentait une fièvre qui pouvait être liée à une infection au coronavirus.

Vers une vague de consultations après le confinement ?

Le nombre d’appel aux cabinets serait en léger déclin ces derniers jours. « Les patients n’appellent plus pour les problèmes les moins graves », analyse Denis Meslin. Le signe d’une adaptation au contexte épidémique mais aussi le risque que certains laissent traîner leurs problèmes dentaires. Les dentistes polynésiens connaitront-ils une vague d’interventions à l’issu du confinement ? Probable, répond le président du Conseil de l’ordre. Mais la fermeture des cabinets était bien nécessaire.

 

 

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