
Après les 4,8 tonnes du 16 janvier, ce sont 4,24 tonnes de cocaïne qui ont été saisies par la Marine Nationale ce lundi. Et comme lors de la dernière opération, la drogue a été détruite en mer, « au-delà de la ZEE » d’après l’armée, avant que le navire et son équipage ne soient laissés libres de repartir. L’application d’une nouvelle doctrine qui, face à l’intensification des trafics qui traversent nos eaux vers l’Ouest du Pacifique, permet de gagner en efficacité en mer, et de consacrer les moyens sécuritaires, judiciaires et pénitentiaires aux trafiquants qui visent le marché polynésien.
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Nos confrères de TNTV qui avaient déjà fait écho à l’opération, mardi, avaient précisé qu’elle avait débuté dès le vendredi 29 janvier. Le Haut-commissariat, dans un communiqué diffusé ce mercredi confirme seulement la saisie actée ce lundi : « 174 ballots de cocaïne, représentant un total de 4,24 tonnes ». C’est un « bâtiment de la Marine nationale » – identifiable sur les photos comme le Teriieroo a Teriierooiterai – appuyé par un Falcon 50 qui a mené l’interception d’un navire suspect. Ce bateau délabré aux allures de petit tanker, et qui, sur les images transmises par l’armée, n’arbore pas de pavillon visible, a été « signalé par la Douane française dans le cadre d’un travail d’enquête avec la Douane de Nouvelle-Zélande ». L’opération est semblable à celle du 16 janvier, et a mobilisé « d’importants moyens humains et matériels des forces armées en Polynésie française (FAPF), en lien étroit avec la Douane française et la gendarmerie nationale ainsi que l’Office Anti Stupéfiants (OFAST) ».
Comme le 16 janvier, la drogue « qui n’était pas destinée au territoire de la Polynésie » a été détruite sans revenir à quai : elle a été immergée en haute-mer, « au de-là de la ZEE » et loin de son aire marine protégée, précise l’armée. « En accord avec le Parquet de Papeete et conformément aux pratiques applicables en droit international, le navire et son équipage ont repris la navigation ». L’application d’une nouvelle doctrine qui, face à l’intensification des trafics qui traversent nos eaux vers l’Ouest du Pacifique, permet de gagner en efficacité en mer, et de consacrer les moyens sécuritaires, judiciaires et pénitentiaires aux trafiquants qui visent le marché polynésien.
