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Pour Leia Diard, Miss Tahiti, c’est un défi de plus et « un tournant dans la vie »

Radio1 et Tiare FM reçoivent cette semaine toutes les candidates pour la couronne de Miss Tahiti 2026. Leia Diard, la candidate numéro 3, aime les défis et après avoir tenté de « faire rayonner » la culture polynésienne dans l’Hexagone au travers du ‘ori Tahiti, après avoir fait son premier Heiva i Tahiti comme meilleure danseuse du groupe Tamariki Poerani en 2025, elle voit le concours de beauté comme un nouveau challenge à relever. C’est la cause des femmes atteintes d’endométriose qu’elle souhaite défendre.

Leia Diard, candidate numéro 3, a vécu entre la France et Tahiti. Née à Tours, elle a ensuite grandi Arue, puis est retournée en France pour ses études en administration économique et sociale (AES) avant de finalement revenir s’installer à Tahiti, il y a deux ans. Aujourd’hui, elle enseigne le Ori Tahiti, une de ses passions, dans l’école de Makau Foster, là même où elle a commencé à apprendre la danse tahitienne quand elle avait dix ans. C’est aussi avec le groupe de Makau Foster, Tamariki Poerani, qu’elle a fait son premier Heiva i Tahiti l’année dernière, concourant même pour le titre de meilleure danseuse. Une expérience avec « beaucoup de stress et de préparation » dont elle se souvient bien. Elle donne également des cours en ligne pour la France, l’Allemagne, les États-Unis, le Japon.

Elle a commencé à enseigner la danse tahitienne en France pour avoir des revenus pendant ses études. Et cette passion du ori Tahiti l’a même amené devant les micros, les caméras et sur les scènes de l’hexagone : « J’étais étudiante et en même temps, je faisais des prestations en France et en Europe pour parler de notre culture. J’ai fait des plateaux télé et radio en essayant de faire rayonner au mieux notre culture avec toujours un petit passage de danse à la fin. » Leia Diard dit avoir vaincu sa timidité finalement grâce à ces expériences et espère apprendre de « nouvelles choses » avec l’aventure de Miss Tahiti.

Elle veut profiter de sa notoriété pour parler de la cause des femmes atteintes d’endométriose. Une maladie encore mal diagnostiquée. « C’est ma mère qui est touchée et j’ai vu la souffrance qu’elle pouvait endurer. Elle a trouvé des remèdes pour améliorer son quotidien et je veux dire aux femmes qui pensent que c’est normal d’avoir mal quand elles ont leurs règles que ça ne l’est pas et qu’il existe des solutions. » Leia Diard ne trouve pas normal beaucoup de femmes atteintes d’endométriose ne le savent pas : « Il faut lever ce tabou. »

Pour elle, cette candidature à Miss Tahiti, c’est un peu « le tournant de nos vies ». Mais elle veut vivre l’expérience avec le plus de joie possible.

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