ACTUS LOCALESPOLITIQUE Salve de questions orales jeudi à l’assemblée Caroline Perdrix 2025-06-25 25 Juin 2025 Caroline Perdrix ©Léa Faradon La séance de questions orales à l’assemblée, demain, s’annonce intéressante. Et comme toujours nourrie par l’actualité récente. Objectifs et gestion de la Maison de la culture, difficultés des Centres pour jeunes adolescents, surveillance des élèves dans les écoles publiques, statut des soignants du CHPF, cybersécurité et souveraineté des données, sont les sujets à l’ordre du jour La première question au gouvernement, et plus particulièrement au ministre en charge de la culture, Ronny Teriipaia, viendra de Steve Chailloux, à propos de la Maison de la culture sur qui plane la menace d’une grève, à trois jours des concours du Heiva. Et si la Fraap, qui donnera une conférence de presse au même moment, veut ainsi mettre en lumière les difficultés des agents de TFTN, le représentant Tavini souligne, lui, les conséquences : « depuis plusieurs années, et à maintes reprises, producteurs et organisateurs d’événements artistiques et culturel, privés comme associatif, font retour de difficultés croissantes (…) ». Et il déroule : « En cause, des agents parfois peu qualifiés en regard de postes stratégiques, en sur-service ou à la charge de travail déséquilibrée ; des outils de gestion d’espace défaillants ou obsolètes ; une stratégie de communication et de promotion efficace mais insuffisante et qui tend à invisibiliser les événements ; et des choix stratégiques parfois discutables en termes de cible, de missions de l’établissement et d’orientation budgétaire. » S’y ajoute, dit aussi Steve Chailloux, « une réglementation de plus en plus contraignante, un budget limité et un leadership compliqué par un manque de connaissance approfondie des enjeux dans le domaine culturel. » L’élue Tavini Pauline Niva s’adressera aussi à Ronny Teriipaia, cette fois en tant que ministre de l’Éducation. Elle lui demande ce qu’il compte faire à propos de la situation des CJA : manque de moyens humains et matériels, précarité des contrats d’enseignants et turnover élevé, et manque de place dans les internats, en particulier pour les filles, ou encore actualisation des programmes pédagogiques. Ronny Teriipaia aura également à répondre à une question de Cathy Puchon, du Tapura. Il a abrogé l’arrêté de 1996 qui instituait une obligation de surveillance de 10 minutes des élèves des écoles publiques avant et après les cours. Si le ministre a déclaré que la réforme des obligations de service des enseignants a rendu cet arrêté caduc depuis 2008, Cathy Puchon estime que « cet argument ne tient pas juridiquement » car « la surveillance des élèves fait pleinement partie des missions des enseignants, inscrites dans le Code de l’éducation ». Le transfert de cette charge aux communes, dans des périodes « où les risques d’incidents sont accrus », ne lui semble pas acceptable. L’hôpital public, un « système à bout de souffle » pour Pascale Haiti-Flosse Autre question, celle de Pascale Haiti-Flosse, qui s’adresse au ministre de la Santé sur la situation des soignants qui désertent l’hôpital public. Des départs, dit-elle, qui sont « le symptôme d’un système à bout de souffle, gangrené par des conditions de travail indignes, une surcharge insoutenable et une perte de sens ». En face, ajoute-t-elle, des « patients abandonnés » comme cette jeune femme atteinte d’un cancer qui a vu 11 oncologues en sept mois. « La santé des Polynésiens ne peut plus attendre », conclut-elle en demandant des réponses à Cédric Mercadal. C’est ensuite Teave Chaumette de A Here ia Porinetia qui va s’adresser au président du Pays, puisque c’est lui qui pilote le dossier du numérique. Elle veut parler cybersécurité et souveraineté des données, et estime « qu’aucune politique publique structurée n’a été déployée dans ce domaine. » Elle pose la question de la sécurité des données « sensibles » comme les dossiers médicaux ou les fichiers administratifs qui « transitent et sont hébergées à l’extérieur, notamment en France ou aux Etats-Unis, hors de tout contrôle local ». Elle demande également à Moetai Brotherson des informations sur l’état d’avancement du projet Google.