NON CLASSÉ Vahine Fierro réussit son entrée à « Supertubos » Charlie Réné 2025-03-15 15 Mar 2025 Charlie Réné ©WSL La Polynésienne a dominé sa série, au premier jour de la MEO Rip Curl Pro Portugal. Elle accède donc directement aux huitièmes de finale de cette troisième étape du Championship Tour WSL, où elle a l’occasion de conforter sa place dans le top 10 mondial. Il faudra pour ça composer avec l’imprévisible beachbreak de Peniche, qui peut offrir des tubes monstrueux comme du clapot désordonné. Un « pile ou face », un « lancer de dés »… La presse spécialisée ne manque pas de métaphore pour dépeindre le caractère imprévisible de Supertubos. « C’est ‘la nature de la bête’ de ces puissants beachbreaks, commentait, il y a deux jours encore, Surfer Magazine. Les barres de sable peuvent changer rapidement, ou pas du tout ». Ça n’a pas empêché ce spot réputé, qui borde la ville balnéaire de Peniche, à quelques dizaines de kilomètres au Nord de Lisbonne, de devenir un passage obligé de l’élite WSL ces quinze dernières années. C’est même aujourd’hui la seule étape européenne du Championship Tour. Et elle suit une compétition qui est son parfait opposé : Abu Dhabi, et sa vague à l’implacable régularité. Vahine Fierro avait brillé sur cette onde artificielle : arrivée en demi-finale de cette deuxième étape, après un départ en demi-teinte à Pipeline (9e), la Polynésienne avait accrochée une huitième place au classement du CT. Assez pour se maintenir dans le championnat après le cut de mi-saison si elle tient ce rand jusqu’à la fin mai. Dans les eaux froides de l’hiver atlantique, à Supertubos, il s’agit donc de confirmer. Et la surfeuse de Huahine est bien partie pour le faire. Opposée à la Costaricaine Brisa Hennessy, qu’elle avait dominée en finale de la Tahiti pro l’an dernier, ainsi qu’à l’Australienne Isabella Nichols, elle termine première de sa série, négociant au mieux ses manœuvres et ses priorités dans un plan d’eau sans « tubos » mais avec quelques opportunités. Quatre autres Français en lice Vahine Fierro, désormais septième au classement temporaire du CT, est donc qualifiée d’office pour les huitièmes de finale, comme d’ailleurs Johanne Defay, qui avait signé à Peniche l’an dernier sa première victoire en deux ans. L’autre Française du CT a elle aussi de bonne raison de briller au Portugal : il s’agit de sa dernière compétition avant une pause pour maternité. Les tane, eux, on eu le droit à des vagues plus creusées pour leur premier tour. Et ça a plutôt réussi aux Français. Marco Mignot, seul tricolore du CT a certes terminé troisième de sa série, et devra battre Joao Chianca et Seth Moniz pour éviter l’élimination. Mais Gatien Delahaye et Jorgann Couzinet, deux invités de l’étape en wildcards partent, eux, en huitièmes. La MEO Rip Curl Pro Portugal dure jusqu’au 25 mars et les organisateurs vont devoir faire des choix : les prévisions sont peu encourageantes pour ce dimanche, mais franchement médiocres pour les jours suivant, avec toutefois un espoir de retour d’un meilleur swell en fin de semaine prochaine.