ACTUS LOCALESSPORTTRANSPORTS Record, route du Rhum… Un trimaran pour promouvoir la course au large Nanihi Laroche 2026-01-11 11 Jan 2026 Nanihi Laroche [Màj] : Arrivé récemment dans les eaux du fenua, le trimaran de course océanique Wraith II vient d’établir, ce dimanche, un « temps de référence » sur le parcours Tahiti (pointe Vénus)– tour de Tetiaroa–Tahiti (pointe Vénus), de 3h22 malgré les aléas météorologique, avec un équipage de neuf personnes. Un « record ouvert » auquel d’autres personnes pourront se mesurer, et une première étape d’un projet « plus large » porté par le skipper et ingénieur Michaël polynésien Girard. Dès novembre 2026, il vise la Route du Rhum avec son associé Sean Vernon, puis la Caribbean 600 avec une équipe du fenua, avant de revenir en 2027 avec un autre trimaran qui doit rester en Polynésie, servir de support pédagogique et promouvoir la course au large. Une nouvelle « référence » de vitesse pour la voile en Polynésie ? C’est l’objectif de Michaël Girard et Sean Vernon avec le trimaran de course océanique Wraith II. L’équipage, composé de neuf personnes – majoritairement des locaux – tentera ce dimanche ou lundi, selon la météo, d’établir un temps de référence sur le parcours Tahiti – Tetiaroa – Tahiti. « Avec une vitesse d’environ 25 nœuds, on espère terminer la traversée en près de trois heures », explique Michaël Girard, ingénieur spécialisé dans les bateaux de course né à Tahiti et qui pratique la course au large à haut niveau. [Màj] : Le Wraith II à bien réalisé la traversé ce dimanche. Avec un départ à 10h53, « on a mis 1h pour atteindre Tetiaroa, ensuite on a fait le tour de l’île et on est rentrés, explique le navigateur. Du coup, on a mis au total 3h22. On pensait mettre moins de 3h, mais en arrivant sur Tahiti on a perdu le vent et du coup on a perdu un petit peu de temps. Mais on a quand même mis que 3h22 pour faire de la pointe Vénus, le tour de Tetiaroa et la pointe Vénus, donc on est très contents ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/TRIMARAN-1-temps.wav [Màj] : « On a eu une partie qui était assez impressionnante, parce qu’on s’est pris un gros grain dans lequel le vent a bien forci, précise Michaël Girard. C’était un bon entraînement pour nous, parce qu’on a travaillé sur nos réactions quand le vent force d’un coup. Il y avait du vent fort, c’était impressionnant, mais c’était aussi très chouette. On a bien aimé, on a fait des très belles pointes de vitesse du coup avec le bateau à ce moment-là ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/TRIMARAN-2-meteo.wav L’objectif n’est « pas seulement la performance, mais aussi la création d’un record ouvert », destiné à devenir une référence « afin que d’autres puissent, à l’avenir, se mesurer sur ce tracé », précise le communiqué. Le temps sera officialisé par le World Sailing Speed Record Council (WSSR) aux États-Unis. Une manière, selon l’organisation, de « faire rayonner la course au large en Polynésie et d’inscrire ce parcours dans le paysage sportif local ». La semaine dernière, le trimaran a navigué dans les Îles Sous-le-Vent pour finaliser sa préparation. Ces sorties ont permis de valider le bateau et l’équipage, notamment lors d’une Moorea – Fare (Huahine) bouclée en 5 h 30. Le trimaran Wraith II « Projet Route du Rhum en trimaran de 20 m de long » Cette traversée vise aussi à « s’entraîner et faire parler », souligne Michaël Girard, qui rappelle que « la voile, ce n’est pas que de la croisière, c’est aussi de la course ». Donner de la visibilité, car ce record représente la première étape d’un projet « plus large » porté par le navigateur né à Tahiti et qui travail dans le milieu depuis dix ans : « représenter la Polynésie française sur l’une des courses transatlantiques les plus mythiques au monde ». Avec son associé Sean Vernon, – qui s’est récemment illustré en établissant un temps de référence en solitaire entre les États-Unis et Tahiti, parcouru en 9 jours à la voile, sans assistance – Michaël Girard vise la Route du Rhum en novembre 2026, une course en solitaire de 3 543 milles nautiques, soit 6 562 kilomètres entre Saint-Malo (France) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Deux trimarans de 20 mètres de long seront engagés : le Wraith II et Te mana o te mau motu (actuellement en rénovation en France). Une première pour l’ ancien directeur technique d’une équipe ayant participé au dernier Vendée Globe, mais aussi « la première fois pour un Polynésien il me semble », précise-t-il. Sean Vernon à gauche, Michael Girard à droite, sur le Te mana o te mau motu Michael Girard souhaite aussi aligner un équipage polynésien sur « de grandes épreuves internationales », comme la Caribbean 600 en février 2027, « une course de référence en multicoque au départ d’Antigua ». Ces projets visent à « former, fédérer et mettre en lumière des marins polynésiens au plus haut niveau de la course au large ». Déjà soutenu par plusieurs entreprises locales, dont Air Tahiti Nui, il recherche encore des partenaires du fenua prêts à s’associer à cette aventure. Le trimaran Te mana o te mau motu au « service du fenua » À l’horizon 2027, deux autres actions sont prévues : ramener en Polynésie le trimaran Te mana o te mau motu pour participer, entre autres, à la Tahiti Pearl Regatta, puis en faire un « outil de transmission et de découverte de la voile de haut niveau ». Le projet prévoit des actions pédagogiques auprès des enfants du fenua, dans les écoles des îles, pourquoi pas via un partenariat avec la Saga. L’objectif : faire découvrir « la course au large, les métiers du nautisme et les valeurs liées à l’océan ». Le bateau servira aussi à proposer des « expériences de navigation aux touristes ». Le trimaran Te mana o te mau motu
[Màj] : Arrivé récemment dans les eaux du fenua, le trimaran de course océanique Wraith II vient d’établir, ce dimanche, un « temps de référence » sur le parcours Tahiti (pointe Vénus)– tour de Tetiaroa–Tahiti (pointe Vénus), de 3h22 malgré les aléas météorologique, avec un équipage de neuf personnes. Un « record ouvert » auquel d’autres personnes pourront se mesurer, et une première étape d’un projet « plus large » porté par le skipper et ingénieur Michaël polynésien Girard. Dès novembre 2026, il vise la Route du Rhum avec son associé Sean Vernon, puis la Caribbean 600 avec une équipe du fenua, avant de revenir en 2027 avec un autre trimaran qui doit rester en Polynésie, servir de support pédagogique et promouvoir la course au large. Une nouvelle « référence » de vitesse pour la voile en Polynésie ? C’est l’objectif de Michaël Girard et Sean Vernon avec le trimaran de course océanique Wraith II. L’équipage, composé de neuf personnes – majoritairement des locaux – tentera ce dimanche ou lundi, selon la météo, d’établir un temps de référence sur le parcours Tahiti – Tetiaroa – Tahiti. « Avec une vitesse d’environ 25 nœuds, on espère terminer la traversée en près de trois heures », explique Michaël Girard, ingénieur spécialisé dans les bateaux de course né à Tahiti et qui pratique la course au large à haut niveau. [Màj] : Le Wraith II à bien réalisé la traversé ce dimanche. Avec un départ à 10h53, « on a mis 1h pour atteindre Tetiaroa, ensuite on a fait le tour de l’île et on est rentrés, explique le navigateur. Du coup, on a mis au total 3h22. On pensait mettre moins de 3h, mais en arrivant sur Tahiti on a perdu le vent et du coup on a perdu un petit peu de temps. Mais on a quand même mis que 3h22 pour faire de la pointe Vénus, le tour de Tetiaroa et la pointe Vénus, donc on est très contents ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/TRIMARAN-1-temps.wav [Màj] : « On a eu une partie qui était assez impressionnante, parce qu’on s’est pris un gros grain dans lequel le vent a bien forci, précise Michaël Girard. C’était un bon entraînement pour nous, parce qu’on a travaillé sur nos réactions quand le vent force d’un coup. Il y avait du vent fort, c’était impressionnant, mais c’était aussi très chouette. On a bien aimé, on a fait des très belles pointes de vitesse du coup avec le bateau à ce moment-là ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/01/TRIMARAN-2-meteo.wav L’objectif n’est « pas seulement la performance, mais aussi la création d’un record ouvert », destiné à devenir une référence « afin que d’autres puissent, à l’avenir, se mesurer sur ce tracé », précise le communiqué. Le temps sera officialisé par le World Sailing Speed Record Council (WSSR) aux États-Unis. Une manière, selon l’organisation, de « faire rayonner la course au large en Polynésie et d’inscrire ce parcours dans le paysage sportif local ». La semaine dernière, le trimaran a navigué dans les Îles Sous-le-Vent pour finaliser sa préparation. Ces sorties ont permis de valider le bateau et l’équipage, notamment lors d’une Moorea – Fare (Huahine) bouclée en 5 h 30. Le trimaran Wraith II « Projet Route du Rhum en trimaran de 20 m de long » Cette traversée vise aussi à « s’entraîner et faire parler », souligne Michaël Girard, qui rappelle que « la voile, ce n’est pas que de la croisière, c’est aussi de la course ». Donner de la visibilité, car ce record représente la première étape d’un projet « plus large » porté par le navigateur né à Tahiti et qui travail dans le milieu depuis dix ans : « représenter la Polynésie française sur l’une des courses transatlantiques les plus mythiques au monde ». Avec son associé Sean Vernon, – qui s’est récemment illustré en établissant un temps de référence en solitaire entre les États-Unis et Tahiti, parcouru en 9 jours à la voile, sans assistance – Michaël Girard vise la Route du Rhum en novembre 2026, une course en solitaire de 3 543 milles nautiques, soit 6 562 kilomètres entre Saint-Malo (France) et Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Deux trimarans de 20 mètres de long seront engagés : le Wraith II et Te mana o te mau motu (actuellement en rénovation en France). Une première pour l’ ancien directeur technique d’une équipe ayant participé au dernier Vendée Globe, mais aussi « la première fois pour un Polynésien il me semble », précise-t-il. Sean Vernon à gauche, Michael Girard à droite, sur le Te mana o te mau motu Michael Girard souhaite aussi aligner un équipage polynésien sur « de grandes épreuves internationales », comme la Caribbean 600 en février 2027, « une course de référence en multicoque au départ d’Antigua ». Ces projets visent à « former, fédérer et mettre en lumière des marins polynésiens au plus haut niveau de la course au large ». Déjà soutenu par plusieurs entreprises locales, dont Air Tahiti Nui, il recherche encore des partenaires du fenua prêts à s’associer à cette aventure. Le trimaran Te mana o te mau motu au « service du fenua » À l’horizon 2027, deux autres actions sont prévues : ramener en Polynésie le trimaran Te mana o te mau motu pour participer, entre autres, à la Tahiti Pearl Regatta, puis en faire un « outil de transmission et de découverte de la voile de haut niveau ». Le projet prévoit des actions pédagogiques auprès des enfants du fenua, dans les écoles des îles, pourquoi pas via un partenariat avec la Saga. L’objectif : faire découvrir « la course au large, les métiers du nautisme et les valeurs liées à l’océan ». Le bateau servira aussi à proposer des « expériences de navigation aux touristes ». Le trimaran Te mana o te mau motu