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Bigre, « tragédie hilarante » et « mélo burlesque » au Grand Théâtre

©Pascal Perennec

Molière de la meilleure comédie en 2017, encensée par la critique, Bigre sera sur les planches de la Maison de la culture à partir du 10 avril. Une pièce qui raconte l’histoire de trois personnages qui vivent sous les toits, avec leurs grands espoirs et petites désillusions, leur quotidien et leurs états d’âmes. Les situations catastrophiques s’enchaînent et les gags pleuvent, les spectateurs français et européens en redemandent depuis dix ans. Guillaume Gay, de la compagnie du Caméléon, cherchait à faire venir la troupe depuis tout ce temps : « je n’ai jamais autant ri au théâtre ».

« Les nouveaux génies du burlesque urbain », « De véritables déflagrations comiques », « C’est Buster Keaton chez Mr Bean », « À hurler de rire »… Les critiques sont unanimes sur cette pièce de théâtre écrite en 2014 par Pierre Guillois et qui a été honorée du Molière de la meilleure comédie en 2017. Dix années qu’elle tourne partout et a toujours le même effet : faire gondoler les salles entières de spectateurs.

Trois personnages, des catastrophes, et un spectacle millimétré

Sur scène, trois petites chambres sous les toits et trois personnages qui vivent les uns à côté des autres, en essayant de communiquer tant bien que mal. Il y a le geek passionné par tout ce qui est électronique (Jonathan Pinto-Rocha), un timide qui s’entend mieux avec les animaux qu’avec les humains (Bruno Fleury) et puis une femme « blonde pulpeuse » (Agathe L’Huillier). « Ils ont rêvé d’une autre vie, pourtant c’est dans cet espace exigu qu’ils demeurent. Tant pis ! Ils y font leur vie, s’y débrouillent avec le quotidien, leurs grands espoirs et leurs petites désillusions. » Et surtout ils enchaînent les catastrophes.

Pas de mots, quelques chansons, « un spectacle de situation », « un mélo burlesque » explique Jonathan Pinto-Rocha. « On est proche du clown, on nous parle aussi beaucoup de BD. Ça raconte trois solitudes, trois personnes très différentes, avec leurs problèmes de voisinage. Il y a de la maladresse, de l’amour, de la haine, beaucoup de choses… Les personnages sont dépités par ce qui leur arrive, en fait c’est une tragédie mais pour le public c’est hilarant. » Et tout est millimétré, avec des effets sons et lumières et un vrai « spectacle en coulisse ».

Une comédie « qui touche à l’universel »

Guillaume Gay, fondateur et directeur de la compagnie du Caméléon, court après ce spectacle « au succès immense » depuis bientôt dix ans. Une comédie « qui touche à l’universel, à l’humain et donc tous les cœurs ». Et surtout une expérience « de rire » : « Je n’avais jamais autant ri au théâtre. »

La compagnie du Caméléon qui fête ses 20 ans cette année avait envie de faire venir un spectacle qui rassemble les communautés, les générations, avec des niveaux de lecture différent. « Les enfants ne vont pas forcément voir la même chose, mais le spectacle est pleinement familial », précise Guillaume Gay.

Au Grand théâtre de la Maison de la culture, les 10, 11 et 12 avril. Les billets sont en vente sur ticketpacific.pf, dans les magasins Carrefour et à l’accueil de Radio 1 et Tiare FM à fare Ute.

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