ACTUS LOCALESNOUVELLE-CALÉDONIE Non-lieu général pour les militants kanak de la CCAT Lucie Rabreaud 2026-06-05 05 Juin 2026 Lucie Rabreaud Une conférence de presse de la CCAT ©Archives LNC C’est une information de l’Agence France Presse qui vient d’apprendre qu’un non-lieu général a été ordonné en faveur des militants kanak de la CCAT. La Cellule de coordination des actions de terrain était accusée d’avoir organisé les émeutes de 2024 en Nouvelle-Calédonie. Quatorze personnes dont Christian Téin, qui est aujourd’hui président du FLNKS, avaient été mises en examen. Le parquet de Paris a indiqué faire appel de cette décision, ont encore précisé nos confrères de l’AFP. Les juges d’instruction parisiens ont ordonné un non-lieu général pour les quatorze militants kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain. La CCAT était accusée d’être derrière les émeutes de Nouvelle-Calédonie qui avaient commencé en mai 2024 et fait quatorze morts et des milliards de francs de dégâts, dévastant l’économie du Caillou, qui peine toujours à se remettre. La Président Emmanuelle Macron avait déclaré l’état d’urgence. Sept militants kanak avaient été transférés en France dans des conditions jugés « indignes » par certains avocats et placés en détention. François Roux, avocat du Front de libération nationale kanak et socialiste, avait même annoncé à l’époque que la défense « ne manquera pas de saisir la Cour européenne des droits de l’homme ». Tous avaient été finalement libérés, autorisés à rentrer en Nouvelle-Calédonie, mais restaient mis en examen. Christian Téin était accusé de « vols en bande organisée avec arme, destructions en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits ». Mais les juges d’instruction de Paris, où était jugée l’affaire, ont donc prononcé ce non-lieu général selon nos confrères de l’AFP. Les avocats de Christian Téin ont parlé d’une « très grande satisfaction » et de ce « constat sidérant d’une action initiale qui a eu pour but de museler un homme politique ». Pour Me François Saint-Pierre, avocat de Frédérique Mulavia, également mise en cause, c’est « une excellente nouvelle », a-t-il dit à l’AFP, « une belle démonstration de ce qu’est un État de droit ». Le parquet de Paris a indiqué faire appel de cette décision, ont encore précisé nos confrères de l’AFP.