ACTUS LOCALESSOCIAL La Fraap « veut une porte de sortie », mais maintient ses demandes et son préavis Charlie Réné 2025-07-06 06 Juil 2025 Charlie Réné Après un round de négociations court et sans avancées vendredi soir, aucune nouvelle date de rencontre n’a été fixée entre le syndicat et l’exécutif. La Fraap estime avoir déjà fait les compromis nécessaires sur ses revendications, en proposant l’étalement de sa demande de revalorisation du point d’indice sur trois ans. La présidence s’en tient au calendrier « sanctuarisé » : les négociations ont eu lieu en avril, et les prochaines auront lieu en 2026. L’appel à la grève est maintenu dans l’ensemble de la fonction publique territoriale ce mercredi 9 juillet. Lire aussi : Le nouveau préavis de la Fraap « irresponsable » et contraire au Code du Travail d’après Moetai Brotherson Une heure de discussions, dans le calme, et des visages fermés à la sortie. La rencontre organisée vendredi soir à la présidence entre la Fraap et la présidence – la première depuis le dépôt d’un nouveau préavis de grève par le syndicat – n’a pas permis d’entrevoir une porte de sortie dans le conflit, qui doit toujours aboutir à une grève dans la fonction publique territoriale ce mercredi 9 juillet. 17 des plus gros services et établissements du Pays sont concernés – dont la Maison de la Culture, où a pourtant été signé un protocole d’accord il y a quelques jours – avec un seul point de revendication : « La revalorisation du point d’indice salarial des fonctionnaires dans une fourchette minimale de 1 200 francs et maximale de 1 400 francs ». Soit des augmentations de 11% à 30% par rapport aux 1080 francs fixés, après les négociations annuelles menées avec l’ensemble des syndicats, au 1er mai dernier. Cette exigence, dont l’impact budgétaire serait de 3 à 8 milliards pour le Pays (aucune nouvelle estimation n’a été diffusée par le gouvernement, mais l’augmentation du point à 1500 francs était chiffré à 15 milliards), et qui est justifiée, pour la Fraap, par l’inflation de ces dernières années, a tout de même connu un léger assouplissement. Le syndicat, qui avait remporté pour la première fois les élections dans la fonction publique du Pays voilà un an, a proposé vendredi une augmentation contenue à 20 points immédiatement, et un engagement à des augmentations d’au moins 100 points en 2026 et 2027. La preuve que la Fraap « est dans l’apaisement », « veut trouver une porte de sortie de crise », et, 7 mois après sa première grève, « passer à autre chose », estime son secrétaire général Jean-Paul Urima : https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/07/FRAAP-1-Urima-Apaisement.wav « Nous nous sommes quittés sur cette proposition et attendons désormais de nouvelles discussions », précisait la fédération dans un communiqué au ton lui aussi « apaisé » dimanche. L’interprétation est sans surprise différente du côté de la présidence. « La Fraap campe sur sa volonté de voir le point d’indice augmenter immédiatement », réagissait vendredi soir Moetai Brotherson au micro de Polynésie la 1ere. Le chef du gouvernement n’a pas changé de doctrine depuis décembre : le calendrier de discussion sur le point d’indice est « sanctuarisé » dans les textes et les prochaines rencontres sur ce sujet auront lieu en avril 2026, avec tous les syndicats. Ce dimanche soir, aucune invitation n’avait été lancée à la Fraap pour un nouveau round de négociation avant la grève de mercredi.