ACTUS LOCALESPOLITIQUE Donald Trump retire les États-Unis des accords mondiaux sur le climat Charlie Réné 2026-01-07 07 Jan 2026 Charlie Réné Le président américain Donald Trump a signé ce mercredi un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations, comités et traités internationaux qui « ne servent plus les intérêts américains ». La plupart sont liées à l’ONU, et traitent de questions sociales, du travail, de l’égalité homme-femme et de développement durable. La convention-cadre sur les changements climatiques, socle des engagements mondiaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre est notamment concernée, laissant craindre que d’autres pays suspendent leur participation. Dans un communiqué, le département d’État américain a expliqué que les 66 organisations quittées étaient « superflues, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou menaçant la souveraineté, les libertés et la prospérité de notre nation ». L’administration Trump avait déjà suspendu sa participation à l’Organisation mondiale de la Santé, l’Unesco, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, entre autres. Elle accélère son retrait des instances de coopération internationales, en visant cette fois des structures active dans le domaine social, du travail, du climat. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques signée à Rio en 1992, et sur laquelle se base tous les autres accords climatiques internationaux, dont l’accord de Kyoto et celui de Paris, est aussi concernée. Ce qui, pour certains analystes, pourrait servir de prétexte à d’autres puissances pour retarder ou suspendre leurs engagements à la réduction des gaz à effet de serre. Des doutes sont déjà exprimés aux États-Unis sur la légalité d’un tel retrait. Rachel Cleetus de l’organisation Union of Concerned Scientists, a estimé auprès de l’AFP que cette décision était « Un nouveau signe que cette administration autoritaire et antiscience est déterminée à sacrifier le bien-être de la population et à déstabiliser la coopération internationale ».