ACTUS LOCALESPACIFIQUE

L’Élysée appelle à « accélérer » la lutte contre le narcotrafic en Outre-mer

Lors d’une réunion consacrée à la lutte contre le narcotrafic à l’Élysée, Emmanuel Macron a demandé un focus sur « l’ensemble des territoires ultramarins » évoquant les « fragilités » observées en Polynésie. Le gouvernement doit également dévoiler ce vendredi un plan spécifique pour les Antilles et la Guyane, axé sur le renforcement de la coopération régionale et la sécurisation des points d’entrée notamment des ports, aéroports, frontières terrestres et côtes, que ce soit de la Guyane, de la Martinique, de la Guadeloupe, de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

« Le quatrième axe d’action à mes yeux, c’est les Outre-mer », a déclaré le chef de l’État en introduction de cette nouvelle réunion de lutte contre le narcotrafic à l’Élysée, après avoir cité la poursuite des actions de terrain, la coopération internationale et la pression sur l’approvisionnement. « Dès janvier dernier », rappelle Emmanuel Macron, « on a établi un plan d’urgence avec plusieurs axes » pour les Outre-mer. « Il faut accélérer son déploiement et je demande qu’on regarde l’ensemble des territoires ultramarins parce qu’on voit les fragilités qu’il y a aussi évidemment en Polynésie », a-t-il ajouté.

Face à la lutte contre l’ice au fenua, le Pays a déployé un plan de plus de 2 millions d’euros, essentiellement axé sur la prévention et la prise en charge des personnes dépendantes. À La Réunion, territoire jusqu’ici préservé mais rattrapé par le narcotrafic, le préfet a récemment présenté un plan de communication et de sensibilisation visant particulièrement ceux qui, souvent en difficultés financières, se laissent tenter par le transport de drogue.

Plan de lutte Antilles-Guyane

Ce vendredi, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, actuellement en Martinique, doit dérouler avec Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, un plan de lutte Antilles-Guyane, à l’occasion de la Conférence régionale de sécurité de la zone.

Selon nos informations, ce plan aura d’ailleurs un volet coopération régionale conséquent, avec les États partenaires de la zone Caraïbes et Amérique du Sud. Il doit aussi permettre de renforcer la sécurité des points d’entrée, notamment des ports, aéroports, frontières terrestres et côtes, que ce soit de la Guyane, de la Martinique, de Guadeloupe, de Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

L’État dit aussi vouloir se mobiliser pour « soutenir les populations et renforcer la cohésion sociale », « donner les instruments supplémentaires pour mieux cibler et frapper les trafiquants et leur réseau », « protéger les agents chargés de la lutte contre le narcotrafic », y compris les protéger contre les tentatives de corruption.

Temaeva
Article précedent

Des images de drone au Heiva i Tahiti pour un angle "différent et unique"

Article suivant

Journal de 12h, le 02/07/2026

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

L’Élysée appelle à « accélérer » la lutte contre le narcotrafic en Outre-mer