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French Tech Polynésie : un évènement pour « tout le Pacifique Sud »

Maiti Rossoni, vice-président de La French Tech Polynésie, au centre, Thibaut Desemberg, président de l’association, et à droite, Thomas Courtois, président de Nickel.

Très discrète depuis 2022, La French Tech Polynésie signe son retour avec un nouveau bureau et une quarantaine d’adhérents en quatre mois. Portée par huit bénévoles, la structure relance ses actions de réseautage et d’accompagnement des startups, mais aussi ces évènements, comme Tech4Islands dans le passé mais en plus « plus gros », avec la toute première édition des « French Tech Days for Outre-mer », qui ambitionne, en fin 2026, de rassembler l’ensemble des communautés du Pacifique Sud, avec notamment l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou encore le Japon. 

MàJ 11/12 : Polynacre qui a bien adhéré à la French Tech Polynésie juste avant la fin du concours Innovation Outre-mer, n’a cependant pas bénéficié du financement de son billet d’avion (comme certaines start-ups dans conditions spécifiques) de la part de l’association pour le voyage à Paris pour le dit concours. 

Très active médiatiquement jusqu’en 2022, la French Tech Polynésie revient aujourd’hui sur le devant de la scène. Elle constitue la déclinaison locale du mouvement national French Tech, lancé en 2013 par Fleur Pellerin, alors ministre de l’Économie numérique, pour soutenir les entreprises innovantes. Présentes « partout dans le monde », ces associations ont pour vocation « de fédérer les entreprises locales, les startups, qui ont une ambition de se développer à l’international ou même de rayonner sur le marché local », rappelle le vice-président de la filière polynésienne, Maiti Rossoni.

« Plus d’une quarantaine d’adhérents »

Interrogé sur la période d’accalmie depuis ces trois dernières années, le vice-président, aussi directeur de l’agence Exotic Garden, rappelle que l’organisation est portée exclusivement par des bénévoles, et qu’il est probable que « plusieurs soucis d’ordre professionnel ou personnel » aient simplement réduit la disponibilité des précédents bureaux. Pour Thibaut Desemberg, président de l’association, il ne s’agissait pas d’un retrait mais « d’une phase de reconstruction, où les deux derniers bureaux ont construit des bases solides. Et aujourd’hui on capitalise sur ces bases pour pouvoir repartir et renaître un peu de nos cendres. »

Depuis l’installation du nouveau bureau, en août, composé de huit personnes, les opérations se multiplient. « Nos principales actions depuis quatre mois, c’est d’organiser des événements toutes les quatre semaines. Ça nous permet de faire en sorte que les gens se rencontrent, parce que dans nos missions il y a le réseautage pour créer un écosystème positif », précise Maiti Rossoni. « Aujourd’hui, on a plus d’une quarantaine d’adhérents et il faut savoir qu’on a démarré en août à zéro », se réjouit-il, rappelant qu’en comparaison « La Réunion, qui compte plus d’un million de personnes, est à peine à 100 adhérents ».

« On leur apprend à ‘pitcher’ et on finance leur déplacement »

Parmi les opérations phares de l’association, il y a l’accompagnement de certaines start-up au concours Innovation Outre-mer. « Un mois avant le départ pour Paris, les participants ont bénéficié d’un événement exclusif où d’autres entrepreneurs ont été invités par La French Tech Polynésie, pour leur expliquer le déroulé de la semaine et leur apporter des outils », explique Maiti Rossoni. Parmi les entreprises qui ont participé au concours, « il y a eu deux start-up qui ont remporté un prix, qui sont Polynacre et Tickee, qui ont remporté un prix parmi un grand nombre de start-up issues des Outre-mer », indique Thibaut Desemberg. Certaines start-ups, « on les a préparés avec un workshop, avec des événements justement pour aller à cet événement, précise le président de l’association. On a également fait des crash-tests, ce sont des événements dans lesquels on leur apprend à ‘pitcher’, puis on leur fait des commentaires pour qu’ils puissent s’améliorer. Et le deuxième aspect, c’est qu’on a financé, avec l’aide de partenaires, (pour certaines entreprises n’incluant pas Polynacre ou Tickee) de façon assez importante leur déplacement à Paris pour la finale (en payant des billets d’avions). »

« Un événement qui va rassembler les French Techs du Pacifique Sud »

La nouveauté ce n’est pas leur regain d’activité, mais la reprise des évènements dans le style Tech4Islands, – instauré en 2019, après le Digital Festival Tahiti démarré en 2017, et terminé en 2022 –, mais cette fois, l’évènement « La French Tech Days for Outre-mer », prévue à la fin de l’année prochaine, sera « plus gros ».  « Un événement qui va rassembler toutes les French Tech déjà des Outre-mer, donc avec Guadeloupe, Guyane, Mayotte, Réunion, forcément la Martinique aussi qui est dans la zone Caraïbe, et la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique, précise Maiti Rossoni. On veut le pousser à une échelle englobant tout le Pacifique Sud, en venant y rattacher l’Australie, la Nouvelle-Zélande, ou encore Tokyo. Et il y a aussi une French Tech qui est à San Francisco, avec qui on est déjà en discussion. On voudrait faire de cet événement un hub de développement de l’écosystème Pacifique autour de l’innovation et des startups. »

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