ACTUS LOCALESSOCIÉTÉ Il faut « rendre plus accessible notre Polynésie », pointe la fédération Te Niu O Te Huma Alexandra Perrini 2026-04-24 24 Avr 2026 Alexandra Perrini © Fédération Te Niu O Te Huma Au parc Aorai Tini Hau, la mairie de Arue a renouvelé son engagement en faveur de l’inclusion en signant à nouveau la « charte handicap » proposée par la fédération Te Niu O Te Huma. Le collectif qui organisait ses Journées polynésiennes du handicap jusqu’à ce vendredi, cherche à rallier davantage de collectivités et d’organismes dans cette initiative en faveur de l’inclusion et de l’accessibilité. La fédération veut aussi « faire comprendre » aux personnes atteintes de handicap qu’elles « font partie de la société et qu’elles ont le droit d’être vues et entendues ». La fédération Te Niu O Te Huma, qui regroupe des associations œuvrant dans le domaine du handicap et accompagne les personnes handicapées et leurs familles, a renouvelé la signature de la « charte handicap » avec la mairie de Arue. Une cérémonie s’est déroulée ce jeudi après-midi, au parc Aorai Tini Hau à Pirae, où plusieurs associations étaient présentes depuis mardi pour les Journées polynésiennes du handicap. La tavana Teura Iriti, accompagnée de son chargé d’inclusion des personnes en situation de handicap, Akim Chung Si Nam, et de la présidente de Te Niu O Te Huma, Henriette Kamia, a signé cette charte pour marquer la « volonté » de la mairie de poursuivre ses engagements « en faveur de l’inclusion et de l’accessibilité pour tous », indique la fédération. Cette charte avait déjà été signée six ans auparavant lors du premier mandat de Teura Iriti. Également paraphé par la ville de Papeete en 2022, le document vise à promouvoir l’intégration dans les communes de toutes les personnes handicapées (que le handicap soit mental, moteur, psychique, auditif ou visuel) afin d’améliorer leur autonomie par des actions de collaboration avec les fédérations concernées. L’objectif sur le long terme étant que toutes les communes s’engagent, souligne Te Niu O Te Huma. Activités « ludiques et pratiques » en simulation de handicap Pour la neuvième édition de cette journée du handicap, le thème choisi cette année était les Jeux du Pacifique 2027. Chaque association a pu ainsi représenter un pays du Pacifique. Les collectifs avaient décoré leurs stands en fonction du pays choisi et proposé des activités « ludiques et pratiques » mettant en situation les participants à travers des simulations. Certaines personnes ont ainsi pu s’essayer au Cécifoot, une adaptation du football « pour déficients visuels » avec l’utilisation d’un ballon sonore, et d’autres ont effectué un « parcours des sens, où il fallait se mettre dans la peau d’un aveugle », indique Tevanui Mai, chargé d’inclusion sociale et professionnelle des personnes en situation de handicap au sein de la fédération Te Niu O Te Huma. « Dans notre atelier, nous avons proposé de comprendre l’accessibilité en réalisant un parcours en simulation d’un handicap », explique Tevanui Mai, qui précise que le but n’était pas « seulement » de réaliser ce parcours, « mais aussi de réfléchir aux difficultés rencontrées et aux améliorations à apporter pour rendre plus accessibles les sites sportifs des Jeux du Pacifique 2027″. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/04/HANDICAP-FEDE1.wav La méthode FALC, « Facile à lire et à comprendre », pour l’accessibilité Ces Journées polynésiennes du handicap ont offert aux familles et aux proches l’occasion de partager des moments conviviaux et de se divertir, notamment grâce à des ateliers créatifs tels que la coiffure et le maquillage. Elles ont également permis de mettre en lumière les difficultés et les insuffisances auxquelles sont confrontées les personnes en situation de handicap au quotidien. Pour Tevanui Mai, « ce qui est important à faire remonter, c’est de rendre plus accessibles notre Polynésie et nos structures. On se rend compte aujourd’hui que certains établissements ont l’appellation accessibles, mais ça ne l’est pas forcément à toutes les personnes », note le membre de la fédération. « On ne parle pas que d’accessibilité des lieux publics, il y a aussi l’accessibilité numérique. C‘est pour ça que nous essayons de rendre plus accessibles ces informations en utilisant une méthode FALC, Facile à lire et à comprendre », explique-t-il. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2026/04/HANDICAP-FEDE.wav L’objectif de ces journées était ainsi de partager des moments dans un « élan d’inclusion », en « faisant comprendre » aux personnes atteintes de handicap qu’elles « font également partie de la société et qu’elles ont le droit d’être vues et entendues ». Elle se sont conclues par une course et un concours de danse ce vendredi.