ACTUS LOCALESNOUVELLE-CALEDONIE

La Nouvelle-Calédonie en alerte maximale avant le passage du cyclone Niran

Le phénomène, qui génère des rafales allant jusqu’à 260 km/h, devrait frapper la côte Ouest du Caillou ce vendredi. Les services météorologiques n’excluent pas qu’il puisse également traverser la Grande Terre. L’alerte de niveau 2 est déclenchée sur tout le territoire ce matin. 

Né au large de l’Australie, Niran était considéré cette nuit comme un cyclone « très intense » – la classification la plus élevée, correspondant à la catégorie 5 dans l’échelle anglo-saxonne. Ce samedi (à Nouméa, vendredi au fenua) en début de matinée, le phénomène continuait de se renforcer avec « des vents de 185 km/h près de son centre et des rafales à 260 km/h ». « Niran accélère sa course et se décale vers l’Est Sud-Est. Au cours des prochaines 24 heures, ce cyclone tropical pourrait atteindre son pic d’intensité avec des rafales de l’ordre de 270 km/h près de son centre », précisait ce matin Météo France dans un communiqué. Il pourrait ensuite perdre légèrement en intensité dans la journée.

L’alerte cyclonique de niveau 2, qui interdit tout déplacement et recommande de rester confiné à l’intérieur des habitations, a été déclenchée ce matin, dans le Nord et l’Ouest de la Grande Terre ainsi que sur les îles Loyauté, avant d’être étendue à toutes les communes. Le centre du cyclone devrait passer à quelques dizaines de kilomètres du Nord-Ouest du Caillou puis frôler la côte Sud-Ouest dont Nouméa, rapporte l’AFP. Les services météorologiques n’excluent toutefois pas qu’il puisse également traverser l’archipel.

Les pluies ont déjà commencé à s’intensifier sur la côte Ouest et à Nouméa, où plusieurs centre d’hébergements d’urgence ont été ouverts. Les autorités ont aussi alerté sur « une mer très dangereuse et une marée de tempête avec des vagues pouvant localement dépasser 6 mètres » et recommandent d’évacuer « toutes les habitations de la zone côtière basse ».

Avions, bateaux, usines… Le pays préparé

Comme le précisent les Nouvelles Calédoniennes, les complexes miniers et métallurgiques, principaux moteurs de l’économie du Caillou, sont passés en « gestion de crise » dès vendredi (jeudi en Polynésie), les gros navires présents à Nouméa ont été se mettre à l’abri dans une baie du Sud-est de la grande terre ou rejoint la haute mer. De nombreux plaisanciers au mouillage ont navigué jusqu’à des zones de mangroves pour sécuriser leur bateau. L’AFP précise que la compagnie domestique Aircal a par ailleurs mis ses quatre appareils à l’abri à Brisbane en Australie.

Touchée fréquemment par des dépressions tropicales importantes, la côte Ouest de la Nouvelle-Calédonie, la plus habitée, n’a pas connue de cyclone si puissant depuis Erica en 2003. Comme le rappellent les Nouvelles Calédoniennes, trois personnes avaient alors perdu la vie et plus de 200 avaient été blessés.

Article précedent

Numérique : le Data Lab du Pays se met en place

Article suivant

Communes : "incertitude et manque de visibilité" sur le budget du FIP

Aucun Commentaire

Laisser un commentaire

PARTAGER

La Nouvelle-Calédonie en alerte maximale avant le passage du cyclone Niran