ACTUS LOCALESNOUVELLE-CALÉDONIE Le Caillou privé d’alcool pour onze jours pour éviter les débordements Les Nouvelles calédoniennes 2025-09-17 17 Sep 2025 Les Nouvelles calédoniennes ©LNC Le Haut-commissariat de Nouvelle-Calédonie a signé un arrêté pour interdire la vente d’alcool sur tout le territoire du 18 au 28 septembre. Une décision destinée à « éviter tout trouble lié à une consommation excessive d’alcool », prise à la veille d’une grève générale du syndicat indépendantiste USTKE et dans la perspective du 24 septembre, « fête de la citoyenneté » mais surtout date anniversaire de la prise de possession de l’archipel par la France. Les précisions de notre partenaire Les Nouvelles Calédoniennes. Le Haut-commissariat a mis en place des mesures portant restriction « exceptionnelle » de la vente de boissons alcooliques et fermentées à emporter sur tout le territoire. L’interdiction de vente d’alcool porte sur onze jours, du jeudi 18 septembre à 6 heures jusqu’au dimanche 28 septembre inclus. La représentation de l’État en Nouvelle-Calédonie explique cette décision par « les nombreuses manifestations et évènements prévus » sur l’ensemble du pays, sans préciser lesquelles, et pour « éviter tout trouble lié à une consommation excessive d’alcool« , alors que l’USTKE appelle à une grève générale devant le haut-commissariat ce jeudi 18 septembre et que c’est le 24 septembre approche. Ce jour férié est désigné comme la « Fête de la citoyenneté » sur le Caillou, mais est considéré par le camp indépendantiste comme une journée de deuil et de commémoration de la prise de possession de l’archipel par la France, le 24 septembre 1853. L’interdiction porte sur onze jours. En revanche, la vente d’alcool à consommer sur place dans les débits de boissons de 1ère, 2ème et 4ème classes est autorisée pour une consommation immédiate au sein des établissements, et dans les snacks de l’aéroport aux heures d’arrivée et de départ des vols internationaux. L’arrêté a été pris ce lundi 15 septembre, alors que le haut-commissariat indiquait que les rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux concernant l’application d’un couvre-feu du 16 au 24 septembre, accompagnée d’une mesure d’interdiction de vente d’alcool, étaient fausses, insistant sur le fait que le visuel utilisé n’émanait pas de l’institution.