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Le futur du surf tahitien et français à Rangiroa pour se « challenger »

Le programme Héritage, porté par les fédérations de surf tahitienne et française pour accompagner les espoirs de la discipline vers le haut niveau et préparer les échéances olympiques, vient de lancer son deuxième stage au fenua. Et avant de rejoindre le centre d’entrainement de Papara, la quinzaine de pépites du surf local et national s’est envolée vers les Tuamotu pour participer au Air Tahiti Rangiroa Horue Festival, qui sera lancé ce lundi. Une « mise en situation » compétitive dont le groupe doit « sortir plus grand » estime Jérémy Florès, qui avait été l’origine du programme.

Après une première édition à Tahiti début 2025 et une seconde en France plus tard dans l’année, le projet Héritage est de retour au fenua. Porté par la Fédération Tahitienne de Surf et la Fédération Française de Surf, il a pour but de mutualiser les compétences et accompagner de jeunes espoirs de la discipline sur la durée, en vue des Jeux Olympiques LA 2028 et Brisbane 2032. Le programme, initié par Jérémy Florès et soutenu par l’Agence Nationale du Sport et les ministères des Sports français et polynésien, a été pensé comme une plateforme d’accession au haut niveau.

Au-delà du travail technique, les jeunes y apprennent aussi la rigueur, la discipline et la solidarité, aux côtés d’anciens surfeurs internationaux dont l’expérience terrain est un vrai atout. Coachs, staffs techniques et encadrants accompagnent pour ce troisième stage 16 jeunes, huit Français et huit Tahitiens dont le potentiel a été remarqué.

Direction Rangiroa et le Air Tahiti Rangiroa Horue Festival 

Pour lancer le stage cette année, le projet Héritage prend la direction des Tuamotu. À Rangiroa, les jeunes âgés de 10 à 16 ans seront ainsi mis en situation de compétition sur le Air Tahiti Rangiroa Horue Festival. L’événement, qui a remplacé l’étape des Qualifying Series WSL qu’accueillaient les Tuamotu ces dernières années, est organisé par la Fédération Tahitienne de Surf, la commune de Rangiroa et le Tuamotu Island Surf Club. Et il verra s’affronter du 16 au 22 février 2026 surfeurs et surfeuses des îles, en surf juniors et open, challengés donc par les jeunes pousses qui font l’avenir du sport. Le bodyboard sera aussi de la partie sur la vague engagée des Tuamotu.

Pour le staff, cette semaine hors du camp d’entraînement habituel à Papara permettra un temps d’observation, pour analyser le comportement compétitif de chacun (tactique, gestion émotionnelle, adaptation, routines) mais c’est aussi une expérience hors norme pour les jeunes, sur une vague « exceptionnelle », comme l’explique Jérémy Florès : 

« C’est toujours une bonne expérience, le fait de surfer plusieurs spots. Plus on surfe des spots, plus on apprend, plus on progresse et une fois de plus avec un staff de qualité, ils seront vraiment bien accompagnés. Ça va être coaching, observation, en même temps je pense que c’est bien parce que ces jeunes ont rarement l’occasion de surfer des compétitions dans des vagues exceptionnelles, du coup pour eux c’est nouveau. Ça va être impressionnant, ils vont devoir se challenger, faire de leur mieux et du coup je pense qu’ils vont en sortir plus grands, dans tous les cas. »

Le retour à Tahiti permettra ensuite une phase de travail plus approfondie avec les coachs issus des deux entités, dont le directeur de l’équipe de France Olympique Jérémy Florès, l’entraîneur olympique Pauline Ado, et plusieurs anciens surfeurs professionnels dont Marc Lacomare et Tereva David.

Les pépites du surf tahitien accompagnées sur les prochaines années

Parmi les sélectionnés, on retrouve dans les rangs tahitiens quatre filles et quatre garçons, titrés pour la plupart sur le championnat de Tahiti la saison dernière : Liam Sham Koua, Kavei Pierson, Tauirai Henriou, Anuaiterai Gatien, Raipoe Chapelier, Miliani Simon, Takihei Ellacott et Kelia Gallina, qui avait remporté les premiers Trials féminins à Teahupo’o l’an dernier à seulement 12 ans

Pour Max Wasna, président de la FTS, la construction de ce groupe « solide » et les apports de chacun des territoires (expériences, compétences mais aussi variété des spots et des conditions de surf) sont des éléments majeurs dans le futur du surf de compétition en Polynésie :

« C’est un échange d’abord, ça c’est important. La seconde chose, c’est que la Fédération Tahitienne de Surf ne peut pas aller aux Jeux Olympiques sans la Fédération Française, donc c’est un bon partenariat, où on va sortir les pépites. C’est un investissement à long terme mais qui va porter ses fruits. On a des jeunes ici en Polynésie qui sont doués mais il faut l’accompagnement, le suivi. Le but, c’est d’aller jusqu’en 2032 aux Jeux Olympiques en Australie. »

Le groupe Héritage, athlètes et staff d’encadrement pour 2026.

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