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Ligue 1: Casoni, l'invité surprise, nommé entraîneur de Lorient

Lorient (AFP) – Après une longue hésitation, le FC Lorient a finalement choisi mardi l’ancien défenseur international Bernard Casoni comme entraîneur, pour remplacer Sylvain Ripoll, démis de ses fonctions le 23 octobre dernier, un choix surprenant à plus d’un titre.

Casoni, 55 ans, c’est un peu l’invité de la dernière heure, celui dont le nom sort du chapeau, alors que, selon la presse, Elie Baup, Eric Roy, Rolland Courbis ou Hubert Fournier ont tous semblé proche d’un accord à un moment donné.

« Bernard Casoni, accompagné du staff technique actuel du FCL, aura pour mission de relancer le FC Lorient et d’assurer le maintien du club en Ligue 1 », ont écrit les Merlus dans leur communiqué.

Une mission ardue, puisque Lorient, actuellement lanterne rouge de Ligue 1 avec 7 points en 12 journées, n’a plus gagné depuis le 24 septembre.

Et il faut bien reconnaître que le choix de Bernard Casoni est assez intrigant quand on regarde son parcours d’entraîneur, qui n’a rien d’une marche triomphale.

Lorient sera tout de même son 11e club depuis qu’il a embrassé la carrière de coach d’équipe première, il y a presque 17 ans à Marseille. Sa plus longue pige fut Bastia, pendant 4 ans… Il faut aussi y ajouter un passage éclair à la tête de la sélection d’Arménie.

Ses dernières expériences, 15 mois à Auxerre où il avait signé pour 18, 7 mois à Valenciennes, qui l’avait engagé pour deux ans, et deux mois en Hongrie, à Videoton, ne plaident en tout cas vraiment pas pour lui.

– 24% de victoire en L1 –

Pour ce qui est de son expérience en Ligue 1, avec Marseille et Evian – qu’il avait fait monter du National à l’élite en deux ans -, il affiche un taux de victoire de 24% – 9 victoires en 37 matches – qui ne fait vraiment pas rêver.

C’est même presque ironique, quand on sait que l’un des principaux reproches fait à Sylvain Ripoll par Loïc Féry est de n’avoir remporté que 7 de ses 29 matches disputés en 2016, soit exactement le même taux.

Le nom de Casoni n’était donc vraiment pas le premier qui venait à l’esprit quand on pensait au profil vaguement esquissé par le président Loïc Féry, celui d’un « mobilisateur » expérimenté.

Alors que les candidatures de Baup ou de Fournier, qui offraient tout de même d’autres références, semblent avoir achoppé sur leur volonté de venir avec un adjoint à eux, Casoni a peut-être remporté la mise en acceptant, lui, de venir seul et de travailler avec le staff en place.

Il aura en tout cas jusqu’à la fin de la saison pour faire ses preuves, après un intérim de son adjoint Franck Haise qui n’aura pas eu beaucoup plus de réussite que Sylvain Ripoll, avec deux défaites et un nul (2-2) contre Montpellier après avoir mené 2-0.

La fin de la trêve internationale en cours devrait coïncider avec le retour de joueurs importants comme Jimmy Cabot et Benjamin Moukandjo.

Une fois au complet, et avec un entraîneur en poste, les Merlus n’auront plus d’excuse pour ne pas se sortir de la nasse.

Bernard Casoni, alors entraîneur d'Auxerre, le 29 octobre 2013 lors du match de Coupe de la Ligue face à Lille à Villeneuve-d'Ascq. © AFP

© AFP/Archives PHILIPPE HUGUEN
Bernard Casoni, alors entraîneur d’Auxerre, le 29 octobre 2013 lors du match de Coupe de la Ligue face à Lille à Villeneuve-d’Ascq

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