ACTUS LOCALES

Militaires disparus dans le Var : trois mises en examen pour meurtre

Trois membres d’une famille d’origine wallisienne et calédonienne habitant de Toulon, déjà mis en examen pour violences, séquestration, extorsion et de traite d’êtres humains à l’encontre de militaires du Pacifique, sont désormais également poursuivis pour meurtre, a annoncé la justice. Les investigations portent sur des faits commis entre 2011 et 2025 qui ont fait l’objet de 7 plaintes, et s’intéressent au sort du Tahitien Mike Gineste et du Calédonien Jacques Pakeso, disparus depuis 2022 et 2023. La découverte récente d’ossements sur les indications de l’un des suspects, pourrait constituer une avancée déterminante dans cette affaire.

C’est une affaire qui secoue le Sud de la France, le Caillou et tout le fenua. Plusieurs membres d’une famille habitant Toulon sont suspectés de traite d’êtres humains, de violences et de séquestrations sur des militaires du Pacifique. Des mises en examen avaient été prononcées fin mai. Trois d’entre eux sont désormais également mis en examen pour meurtre, a annoncé le parquet de Toulon, cité par plusieurs médias nationaux. Dans cette affaire, « au moins » sept victimes ont relaté avoir été dépouillées de leurs effets personnels et séquestrées entre 2011 et 2025, et deux militaires, l’un originaire de Nouvelle-Calédonie et l’autre de Tahiti, ont disparu.

Sur les six membres de la famille, cinq personnes sont mises en cause : la mère de famille, originaire de Nouméa, le père, originaire de Wallis-et-Futuna, deux fils et une fille. D’après les informations de nos confrères en métropole, l’un des fils a « affirmé » que les deux militaires disparus, Jacques Pakeso et Mike Gineste, « auraient été assassinés à l’instigation de la mère de famille ». L’une des filles est soupçonnée d’avoir servi d’appât pour attirer les victimes à leur domicile lors de « soirées tahitiennes ». Ce sont la mère et les deux fils qui sont suspectés d’avoir tué les deux militaires.

Disparitions en 2022 et 2023

Jacques Pakeso, alors âgé de 28 ans, était arrivé de Nouvelle-Calédonie pour rejoindre la Marine nationale à Saint-Mandrier-sur-Mer, dans le Var, et avait été hébergé par cette famille avant d’être mis à la rue. Ses proches sont sans nouvelles de lui depuis 2022. Mike Gineste était lui légionnaire au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne, engagé en 2018 depuis Tahiti. Il a disparu en 2023 peu après avoir déposé plainte contre les suspects. Il avait été considéré comme déserteur par la Légion étrangère alors qu’il venait pourtant de renouveler son contrat et affichait d’excellents états de service.

Des ossements ont été découverts dans une zone des Bouches-du-Rhône, dont le lieu a été révélé par l’un des fils. Des expertises sont en cours afin de déterminer s’il s’agit de ceux des deux militaires disparus.

 

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