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L’endométriose va bien être inscrite sur la liste des longues maladies

Interpellée par Nicole Sanquer, à Tarahoi, sur les engagements pris par Moetai Brotherson et Cédric Mercadal en 2025, la ministre de la Santé Raihei Ansquer a indiqué avoir signé la transmission au conseil des ministres de l’arrêté inscrivant l’endométriose sur la liste des longues maladies. La pathologie peut engendrer des « douleurs chroniques, des limitations fonctionnelles importantes, et des traitements parfois longs et complexes », précise la ministre. « Il était donc cohérent que les formes invalidantes puissent relever du dispositif de longue maladie ». Une annonce qui intervient, hasard ou pas, quelques jours après le sacre de Leia Diard qui a choisi l’endométriose comme cause à Miss Tahiti.

L’effet Miss Tahiti ? À voir. Mais le fait est que l’annonce arrive quelques jours après l’élection de Leia Diard, qui a décidé de faire de l’endométriose la cause de son règne. Nicole Sanquer a interpellé, ce mercredi à Tarahoi, la ministre de la Santé sur les engagements pris par Moetai Brotherson devant cette même assemblée en mai 2025, à faire reconnaître l’endométriose comme longue maladie, « afin de permettre une prise en charge intégrale par la Caisse de prévoyance sociale ». « Cet engagement avait fait naître un immense espoir chez les milliers de femmes concernées, qui attendent depuis longtemps une véritable reconnaissance de leur maladie », note la députée et présidente de Ahip, ajoutant que l’ex-ministre de la Santé Cédric Mercadal avait affirmé que cette intégration sur la liste des longues maladies était imminente.

Raihei Ansquer annonce, elle, avoir signé « cette semaine » la transmission du projet d’arrêté correspondant, qui doit maintenant être adopté en conseil des ministres, dès la semaine prochaine. Un arrêté qui, à l’exception de l’endométriose, reprend à l’identique la liste déjà utilisée par la CPS. La nouvelle ministre de la Santé explique que son prédécesseur a bien mené des travaux, auprès de la CPS et avec l’Arras, pour la mise à jour de la liste. Une mise à jour qui implique des évaluations médicales, épidémiologiques, médico-économiques approfondies, pour mesurer les conséquences pour les patients et le système de santé. Des travaux qui « prennent du temps ». La ministre a choisi de ne plus attendre : l’endométriose est intégrée à la liste, pendant que le reste des études suit son cours :

Une autre évolution de la prise en charge des pathologies, en longue maladie ou dans le panier de soins, devrait donc suivre. Elle doit notamment permettre d’améliorer la prise en charge des « diabètes non compliqués ». Le Dr Raihei Ansquer se félicite en attendant de la meilleure prise en charge de l’endométriose, qui engendre chez certaines patientes des « douleurs chroniques, des limitations fonctionnelles importantes, et des traitements parfois longs et complexes ». Il était donc cohérent que les formes invalidantes puissent relever du dispositif de longue maladie. Cette inscription permettra une meilleure prise en charge et constitue une avancée pour les femmes concernées. »

 

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