ACTUS LOCALESCULTURE Miss, danseurs et sportifs… Le défilé des « civils » ravive la flamme du 14-juillet Charlie Réné 2025-07-14 14 Juil 2025 Charlie Réné Entre 5000 et 6000 personnes ont fréquenté l’avenue Pouvanaa a Oopa ce lundi matin pour les festivités du 14-juillet. Une fréquentation en hausse, pour applaudir le défilé des forces de sécurité mais aussi la parade « civile et culturelle » qui le suit. Miss Tahiti Hinapauko Deveze trônant sur un va’a, Makau Foster dansant au milieu de sa troupe, des surfeurs planches à la main… Une façon de « réconcilier la population » avec la Fête nationale, et réinviter la culture sur la grande avenue de Papeete, qui ne devrait plus connaitre de défilé de Fête de l’Autonomie avant longtemps. Au Haut-commissariat on tire un bilan très satisfait des festivités de ce 14-juillet. Il faut dire qu’entre 5000 et 6000 personnes ont fréquenté l’avenue Pouvanaa a Oopa dans la matinée, bien plus que les 1500 à 2000 que le défilé a coutume d’attirer. C’est que le programme a bien changé : en plus du traditionnel défilé des forces de sécurité, rassemblant 500 militaires, policiers, gendarmes, pompiers, surveillants pénitentiaires et autres cadets à pied, en véhicule et même dans les airs, une parade « civile et culturelle » est au programme depuis l’année dernière. Le public a ainsi pu applaudir, entre autres, la Miss Tahiti Hinapauko Deveze trônant sur un va’a, entourée de ses dauphines et d’athlètes des Tuaro Maohi et autres porteurs de fruit, des jeunes surfeurs saluant la foule planche à la main, la chorégraphe Makau Foster s’offrant un solo de danse au milieu de l’avenue entouré de Tamariki Poerani, Tiare Trompette guidant son groupe Hei Tahiti, visiblement très populaire, les groupes de chant Bel canto, Reo Papara, Tupu au et Tahiti Ora Band… C’est la deuxième année consécutive que le Haut-commissariat invite « la richesse et la beauté de la culture polynésienne » a s’exposer pour le 14 juillet, rappelant les défilés de la Fête de l’Autonomie, qui n’ont pas eu lieu depuis le Covid, et qui ne devraient, vu la suppression du jour férié, plus être organisés avant longtemps un 20 juin. Pour Éric Spitz, qui a aussi tenu à ce que les groupes s’arrêtent devant les tribunes publiques plutôt que devant les officiels pour leurs prestations, et que la « garden party » sur invitation soit remplacée par un » verre de l’amitié » grand public, il s’agit en tout cas de « réconcilier la population » avec la Fête nationale : https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/07/HC-DEFILE.wav Logement, santé, emploi… Éric Spitz, dans son discours officiel de cette Fête nationale, a insisté sur les attentes des Polynésiens. En précisant, à la veille de l’arrivée de Manuel Valls au fenua et quelques jours après la signature à Paris d’un accord sur la Calédonie tout en symboles et en grands plans d’avenir que ces attentes s’ancraient avant tout dans le présent et dans le concret : « Les jeunes attendent des perspectives. Les familles attendent des logements. Les patients attendent des soins dignes. Les anciens attendent du respect ». « Les Polynésiens n’attendent pas seulement de grands récits, ils attendent des engagements tenus, des résultats visibles, des mains tendues ». Interrogé sur le sujet de l’accord calédonien, le représentant de l’État a marqué la différence : « la Calédonie, c’est la Calédonie. Eux, c’est eux, nous, c’est nous ».