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Quand les parents d’élève font la sécurité incendie

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A l’occasion d’un exercice de sécurité incendie pour les parents d’élèves, lundi midi à l’école To’ata à Papeete, la fédération des associations de parents d’élèves est montée au créneau pour alerter le Pays, l’Etat et les communes sur les conditions de prise en charge des élèves le midi dans treize communes de Polynésie française.

C’est un exercice incendie un peu particulier qui s’est déroulé lundi midi dans la cour de l’école To’ata à Papeete. En effet, plutôt que les enseignants, ce sont les parents d’élèves qui ont cette fois-ci été formés à la sécurité incendie dans l’enceinte de l’établissement. Et pour cause, à Papeete ce sont ces parents d’élèves qui assurent à la fois la restauration scolaire et la surveillance des élèves pendant la pause de midi. La faute à un vide juridique pas toujours facile à gérer, selon le président de la fédération des associations de parents d’élèves, Tepuanui Snow. « Les dispositions du Code de l’éducation n’ont jamais été étendues à la Polynésie française », explique le président des parents d’élèves. « Nous ne savons pas, juridiquement, qui a la responsabilité des enfants ».

Treize communes refusent d’attribuer des agents aux écoles

Certaines communes mettent à disposition des agents pour les écoles primaires mais pas toutes. Treize communes de Polynésie française, parmi lesquelles Papeete, ne prennent pas cette peine. Il revient donc aux associations de parents d’élèves d’assurer la gestion des enfants le midi. Pour Tepuanui Snow, il est donc primordial de former et de préparer les encadrant périscolaires à un cas de force majeur comme un incendie.

Selon le président de la fédération des associations de parents d’élèves, il est pourtant illégale de confier aux associations des parents d’élèves la sécurité des écoliers en cas d’incident de ce type. La majeure partie des communes de Polynésie française a d’ailleurs choisi d’affecter des agents communaux à la surveillance des enfants pour cette question de sécurité.

Tepuanui Snow lance donc un appel du pied aux communes, au Pays et à l’Etat qui, selon lui, se renvoient la balle sur ce dossier. Le président des associations de parent d’élève envisage de saisir le tribunal administratif pour contraindre la commune de Papeete à prendre ses responsabilité.

 

 

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