ACTUS LOCALESNOUVELLE-CALÉDONIE Réforme constitutionnelle en Calédonie : le texte reporté dans la confusion Outremers360° 2026-04-01 01 Avr 2026 Outremers360° Le Premier ministre a reçu la délégation indépendantiste de l’UNI ainsi que le député loyaliste Nicolas Metzdorf (Renaissance) alors que l’examen du projet de loi constitutionnelle relatif à la Nouvelle-Calédonie a finalement été reporté d’une journée. Sébastien Lecornu craint un rejet du texte avant même l’ouverture des débats à l’Assemblée nationale. Les précisions de notre partenaire Outremers 360°. « Il serait impensable que ce texte soit rejeté sans examen, sans aucun débat préalable, sans aucune discussion de fond. Pour la démocratie, pour les Calédoniens et pour l’intérêt général : le débat doit être ouvert » a déclaré le chef du gouvernement, accompagné par la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, à l’issue de cet entretien avec une partie des signataires des accords de Bougival et Élysée-Oudinot. Le projet de loi constitutionnelle qui découle de cet accord risque d’être rejeté avant son examen à l’Assemblée nationale, prévu ce mercredi, mais qui a finalement été repoussé au lendemain. Le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou (GDR, FLNKS) a déposé une motion de rejet préalable qui devrait être adoptée par l’ensemble de la gauche. Le RN a aussi annoncé voter en faveur de cette motion. Une partie des députés Liot et UDR devraient se joindre au vote. « Une motion de rejet préalable à tout débat serait une forme de « motion de mépris » pour les signataires de cet accord, et ce quelles que soient leurs convictions : indépendantistes ou non-indépendantistes », a ajouté le Premier ministre. « N’oublions jamais que le chemin en Nouvelle-Calédonie passe par le dialogue entre les acteurs, cela doit aussi se refléter dans l’hémicycle ». Le texte serait alors renvoyé au Sénat et amendé, avant un retour à l’Assemblée nationale. Entre-temps, Paris pourrait organiser la consultation citoyenne prévue par l’accord. « Si l’assemblée rejette le PJLC Bougival, le gouvernement de Sébastien Lecornu aura deux options : une consultation des calédoniens dans la foulée » ou « un dégel du corps électoral pour les élections provinciales ». « Si les Gouvernements changent, la continuité de l’État impose plus que tout le respect de la parole donnée ; et son devoir d’impartialité lui impose en conséquence de présenter cet accord au Parlement » insiste encore Sébastien Lecornu qui assure que « la porte du gouvernement demeure ouverte pour l’ensemble des acteurs qui le souhaitent et le demandent ».