ACTUS LOCALESCULTUREÉVÉNEMENT Trois représentations au programme pour ‘O Morito ta’u vahine Lucie Rabreaud 2025-03-19 19 Mar 2025 Lucie Rabreaud ©Blackstone Devant le succès des deux représentations prévues les 28 et 29 mars, une troisième date a été rajoutée au programme avec le 5 avril. La femme, son mari et sa maîtresse : un trio burlesque qui fait toujours autant rire. Cette adaptation en reo tahiti de la célèbre pièce Ma Femme s’appelle Maurice tourne maintenant depuis quatre ans. Petite nouveauté cette année, une scène en français où un nouvel acteur, Yann Parenthoen, incarne le popa’a qui débarque. La comédie en reo tahiti ´O Morito ta’u vahine revient les 28 et 29 mars et le 5 avril sur les planches du Petit théâtre de la Maison de la culture. Une femme, son mari et sa maîtresse : une situation qui fait toujours rire. ‘O Morito ta’u Vahine, c’est l’adaptation du grand classique du théatre de boulevard écrit et mis en scène par Raffy Shart, Ma Femme s’appelle Maurice. C’est la comédie la plus jouée dans le monde, traduite et adaptée dans plus de 50 pays ! C’est en tahitien mais les non-locuteurs sont chaudement invités à venir : « Ils vont tout comprendre », promettent les comédiens. Il y aura même un petit passage en français cette fois, c’est la nouveauté de cette année. Yann Parenthoen reprend le rôle de Pateatiti Tane, qui était joué par Rocky Gobrait. Et attention petite nuance qui a son importance : « Yann ne va pas jouer le Français, il va jouer le popa’a », explique Tepa Teuru qui est avec lui dans cette scène. « Il pousse très loin la caricature du Français qui vient d’arriver à Tahiti », précise Christopher Prenat, pour qui cette scène donne une autre saveur à la pièce. « C’est le reflet de la société polynésienne. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/03/MORITO-francais.wav Une pièce qui est une porte d’entrée vers le reo tahiti : « Ca peut donner cette envie de se rapprocher de la langue », pour Heiiti Chanson, qui joue Katia, la maitresse, « de se la réapproprier », aussi pour Christopher Prenat. Tepa Teuru prend son propre exemple : « Je ne parlais pas tous les jours tahitien et avec cette pièce, je comprends mieux, je m’exprime de plus en plus en tahitien. Pareil pour Christopher qui lui non plus ne parlait pas le tahitien. Ici, les jeunes comprennent le tahitien mais il ne le parlent pas. Là, on prend nos marques, on commence à parler. Il te faut un déclic et dès fois une pièce de théâtre peut être un déclic. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/03/MORITO-langue.wav « Une révélation » même pour Christopher Prenat. En 2021, il assure qu’il était « néophyte, comprenait deux, trois mots mais était incapable de le parler ». Grâce au théâtre, au travail acharné, et l’aide des autres comédiens, il a commencé à prendre de l’assurance. « C’est une grande chance de se réapproprier sa langue. Il n’est jamais trop tard pour la parler et la cultiver. » Deux nouveaux comédiens arrivent donc pour les prochaines représentations : Heiiti Chanson qui joue dans la pièce pour la deuxième fois et Yann Parenthoen pour qui ce sera une première. Pour le reste, on garde la même recette : beaucoup de métaphores en reo tahiti, d’expressions physiques et donc de quoi se régaler pour le public. Les 28 et 29 mars et le 5 avril au Petit théâtre de la Maison de la culture. Les billets sont en vente sur ticketpacific.pf, dans les magasins Carrefour et à l’accueil de Radio1 et TiareFM à Fare Ute.