ACTUS LOCALESÉCONOMIEENVIRONNEMENT Trump réautorise la pêche commerciale dans un vaste sanctuaire du Pacifique Charlie Réné 2025-04-18 18 Avr 2025 Charlie Réné Le président américain a signé un décret pour réautoriser la pêche commerciale dans le Pacific Remote Islands Marine National Monument. Cette vaste zone de 1,2 millions de kilomètres carrés, répartie autour de plusieurs îles entre Hawaii et les Kiribati, abrite des écosystèmes vulnérables et avait été protégée par Georges W. Bush avant d’être largement étendue par Barack Obama. L’interdiction, selon le président américain qui a plusieurs fois remis en cause des mesures de protection de l’environnement ou signé des textes climatosceptiques depuis son retour au pouvoir, « désavantageait les pêcheurs honnêtes des États-Unis » . Le Pacific Remote Islands Marine National Monument s’étend autour des plusieurs îles sous gouvernance américaine situées entre Hawaii et Kiribati, couvrant au total plus de 1,2 million de kilomètres carrés, entre un quart et un tiers de l’immense ZEE polynésienne. Il est présenté, sur le site de l’US Fish & Wildlife Service comme « l’une des dernières frontières de la découverte scientifique dans le monde » et constitue « un havre de paix pour la biodiversité du Pacifique central ». « Le Monument et les refuges nationaux de faune sauvage qui s’y trouvent protègent des écosystèmes entiers – des récifs coralliens aux monts sous-marins profonds, en passant par les plaines abyssales et les caractéristiques volcaniques » précise l’administration américaine. Seule la pêche traditionnelle et de loisir était jusque là autorisée, au contraire des extractions de ressources et de la pêche commerciale. Selon Donald Trump, cité par l’AFP, cette dernière interdiction « désavantageait les pêcheurs commerciaux honnêtes des États-Unis », les poussant « à pêcher plus loin au large dans les eaux internationales pour rivaliser avec des flottes étrangères mal réglementées et fortement subventionnées ». Le président américain, climatosceptique et qui a plusieurs fois sacrifié des dispositifs de protection de l’environnement pour favoriser l’activité économique, estime qu’une « pêche commerciale correctement gérée ne mettrait pas en danger les objets d’intérêt scientifique et historique ». L’interdiction a été levée uniquement pour les navires battant pavillon américain, mais des permis de pêche pourraient être accordés à des prestataires étrangers pour assurer le transport du poisson pêché.