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Tu’aro ma’ohi : 28 athlètes en route pour le festival Makahiki à Hawaii

© Tu’aro Maohi/FB

Vingt-huit athlètes polynésiens s’apprêtent à représenter le fenua aux Te Moana Nui Traditional Games i Vaihi, organisés les 10 et 11 novembre à Waimea, Hawaii. C’est la première fois qu’une délégation aussi nombreuse participe à cet événement. Soutenu par le Pays et encadré par la nouvelle Fédération internationale des sports ancestraux Te Moana Nui Ancestral Heritage, ce déplacement vise aussi à valider les grandes échéances de 2026, et à discuter des futurs projets comme la possibilité d’une exhibition aux jeux  du Pacifique à Tahiti en 2027, et aux Jeux olympiques de Brisbane en 2032.

Une délégation de 28 athlètes polynésiens s’envolera ce week-end pour Hawaii afin de participer aux Te Moana Nui Traditional Games i Vaihi, les 10 et 11 novembre. L’événement, organisé dans le cadre du Makahiki Festival à Waimea à la saison du lever des Pléiades, réunira des délégations venues de tout le Pacifique – Nouvelle-Zélande, Rapa Nui, Fidji, Samoa, Îles Cook et Hawaii – sous l’égide de la Fédération internationale Te Moana Nui Ancestral Heritage, créée en juillet dernier.

« C’est la première année où il y a autant d’athlètes »

Cette année, la délégation compte 15 hommes, 12 femmes et un adolescent. Un record de participation pour la Polynésie, qui envoyait habituellement moins de dix athlètes. « Nos athlètes savent qu’ils vont affronter les meilleurs de la région du Pacifique, ça leur permettra de voir où est-ce qu’ils en sont au niveau de leur performance, pour les événements qui seront organisés sur la Polynésie », précise Leilanie Sogliuzzo, présidente de l’association Te Ha’a Nui.

Quatre disciplines sont au programme : le lever de pierre, la course de porteurs de fruits, la lutte traditionnelle et le grimper au cocotier, le tout avec « des règles uniformisées pour les pays qui adhèrent » à la Fédération internationale, explique son président Enoch Laughlin.

« On a un petit défaut sur le grimper au cocotier, puisque vraiment les meilleurs sont les Samoa, indique Leilanie Sogliuzzo. Il y a eu quand même un championnat du grimper au cocotier qui a été remporté par les Samoa. Par contre, au niveau des levers de pierre et du porter de fruits, c’est vraiment des activités dans lesquelles nos athlètes ont de belles performances ». Catégories « où ils ont déjà décroché plusieurs podiums lors des éditions précédentes. »

Une partie des sportifs ont été sélectionnés pour leur capacité à participer à toutes les épreuves. « Celui qui aura la meilleure moyenne dans tous ces sports peut remporter le prix overall, le gros trophée qui est remis en jeu tous les ans, et c’est aussi des prix en numéraire d’environ 3000 dollars », précise Enoch Laughlin.

Au-delà de la compétition, le séjour comprendra aussi des ateliers et des immersions culturelles. « C’est un moment d’échange et de partage avec tous les athlètes du Pacifique », souligne la présidente de l’association Te Ha’a Nui. Ce déplacement, soutenu par le Pays et financé en partie grâce aux actions menées par les associations participantes, représente un budget d’environ trois millions de francs.

Leilanie Sogliuzzo, présidente de l’association Te Ha’a Nui

En exhibition aux Jeux olympiques de 2032

Ce déplacement vise à promouvoir le tu’aro mā’ohi à l’international, à « aider les pays à faire revivre leurs sports traditionnels », et à valider aussi le calendrier 2026. Quatre évènements – le Heiva Tu’aro Mā’ohi i Miami en avril, le Heiva Tu’aro Mā’ohi à Tahiti en juillet, le Te Maeva Nui Tu’aro Mā’ohi no Cook Islands en août à Rarotonga, et le Te Moana Nui Traditional Games i Vaihi, en novembre à Hawaii – sont déjà prévus, et la fédération attend confirmation d’un cinquième événement de grande ampleur en Nouvelle-Zélande, qui pourrait se rajouter au calendrier.

Et après ? « L’objectif à plus long terme, c’est la préparation du Festival des Arts qui va se dérouler à Nouméa en 2028, explique Enoch Laughlin. Nous avons déjà des échos très favorables de l’organisateur qui souhaite, pour la première fois, inclure au programme les sports ancestraux. Et encore, à plus long terme, les discussions ont démarré avec le comité organisateur des Jeux olympiques en Australie en 2032. Pas en sport de compétition, mais en exhibition. »

Enoch Laughlin est aussi, évidemment, en discussion pour que les Jeux du Pacifique en 2027 à Tahiti puissent ccueillir des exhibitions de sports traditionnels.

Enoch Laughlin, président de la Fédération internationale Te Moana Nui Ancestral Heritage

 

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