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Une raie manta sauvée à Bora Bora

L’animal était empêtré dans un bout et traînait un casier de pêche et son corps-mort. Cette raie manta a été sauvée grâce à de nombreux signalements et à l’intervention d’un capitaine de bateau de plongée, raconte l’association Mantas de Polynésie. Et ce n’est pas une inconnue : il s’agit de Pixelle, une raie manta facilement reconnaissable avec ses cicatrices d’accouplement. L’association a dit « son soulagement » de cette fin heureuse.

À Bora Bora, une raie manta s’est retrouvée empêtrée dans un bout, traînant un casier de pêche et son corps-mort jusqu’à ce que plusieurs observateurs le voient et la signalent. Un bateau de plongée était sur place et le capitaine, Tapaarii, est rapidement intervenu. Il a réussi à couper le cordage, à supprimer le poids qui maintenait la raie manta vers le fond et le bout est ensuite tombé tout seul. L’animal a été tout de suite reconnu par l’association Mantas de Polynésie, qui avait été contactée. « On a plusieurs centaines de photos de cette raie manta, baptisée Pixelle. Elle est facilement reconnaissable à cause d’une cicatrice d’accouplement. Sans l’action rapide du capitaine, Pixelle risquait de s’épuiser, de s’emmêler davantage et de se noyer. »

Et heureusement que ça finit bien car cette raie manta est une maman active : « Alors que les raies manta de récif donnent généralement naissance à un seul petit tous les 2 à 7 ans, Pixelle a donné naissance à un bébé chaque année depuis 2021. L’observation la semaine dernière d’une nouvelle cicatrice d’accouplement sur sa nageoire nous indique qu’elle s’était accouplée récemment, et porte donc potentiellement un sixième bébé consécutif. » L’association a dit son « soulagement » de la savoir saine et sauve.

Sur les photos, les blessures laissées par le frottement du bout sont impressionnantes mais elles devraient rapidement disparaitre, selon la chargée d’étude scientifique Alice Carpentier, qui explique que c’est « le pouvoir magique » des raies manta : « elles cicatrisent très vite. »

Mantas de Polynésie en profite pour rappeler que si on croise un animal en difficulté, il faut les contacter et ils enverront quelqu’un. Attention à toute intervention qui pourrait aggraver la situation. Selon l’organisation qui mène actuellement une vaste étude des raies manta, 35% de celles qu’ils ont déjà identifiées portent des traces de blessures due à l’activité humaine.

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