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WSL : le Championship tour se réinvente (encore) en 2026

La ligue professionnelle de surf a annoncé de grands changements et un « nouveau chapitre » dans l’histoire de son tour mondial. Teahupo’o reste au programme 2026, au milieu d’une « saison régulière » de 9 étapes sans repêchages, qui ne commencera qu’en avril. Le « cut » et la finale par élimination, tant redoutés et critiqués, sont remplacés par une « post-saison » de trois étapes. La dernière, la Pipe Masters de décembre, sera tout de même ouverte à tout le CT, et permettra de couronner le futur champion du monde à Hawaii, comme ça a longtemps été la règle en WSL.

La World Surf League n’a jamais aimé la simplicité, ou même la stabilité. Après avoir profondément modifié les règles de son Championship Tour en 2019, introduit, en 2022, un « cut » de mi-saison, et revu plusieurs fois le parcours du mondial entre temps, la ligue privée a annoncé un nouveau « chapitre » dans son histoire ce dimanche. Alors que le surf professionnel fête son cinquantenaire, il s’agit de répondre, dès la saison 2026, aux « remarques » – pour ne pas dire aux critiques – des compétiteurs, fans, mais aussi de mieux adapter le circuit aux demandes des sponsors et aux caprices de la météo.

Format « simplifié » sans repêchage

Premier changement : le prochain CT ne s’ouvrira plus en janvier comme c’était le cas ces dernière années. Fini donc, le début de saison à Hawaii : la North Shore d’Oahu a bien sûr été maintenue au programme, mais en fin d’année, ce qui était d’ailleurs demandé par les nombreux surfeurs de l’archipel maoli. La WSL a plutôt choisi de lancer son tour du monde en Australie et en avril, et annonce un nouveau format « simplifié » pour toutes les étapes : fini les tableaux de repêchage, toutes les séries seront éliminatoires, pendant toute la saison. De quoi « faire grimper les enjeux dès le départ », précise la WSL, et concentrer les heats à « fort impact » dans les créneaux météo les plus optimaux.

Pas de surprise en revanche pour les spots retenus. Les meilleurs surfeurs de la planète s’affronteront d’abord à Bells Beach, Margaret River et Snapper Rocks, sur la Gold Coast – où se trouvent en ce moment le CT, même si la compétition a dû être déplacée à Burleigh Heads après des mouvements de bancs de sable. Cap ensuite sur le Salvador et sa Punta Roca, le spot de Saquarema Brésil, l’Afrique du Sud avec sa Jeffrey’s Bay… Avant Teahupo’o, qui, comme annoncé, garde sa place dans le tour pour au moins trois années, probablement au mois d’août, même si les dates exactes des étapes n’ont pas encore été officialisées. Pour le plus grand plaisir des fans de tubes, Cloudbreak a aussi été maintenu dans la foulée, à Fidji, avant une neuvième étape sur le futur spot olympique de Lower Trestles, en Californie.

Une « post-saison », mais pas de vrai « cut »

Voilà pour la « saison régulière » qui ne sera pas, comme c’était le cas ces trois dernières années, interrompue par un « cut » qui renvoie une partie des compétiteurs (le top 22 masculin et le Top 10 féminin), vers les Challenger series. Mise en place en 2022, cette réforme, qui visait à faire grimper la tension dans le début de saison, a toujours fait polémique. Le « cut » n’est toutefois pas entièrement oublié, puisque les trois dernières étapes – désormais en « postseason » dans le nouveau lexique WSL – se feront en l’absence d’un tiers des surfeurs, ceux dont les résultats seront les moins bons dans les premiers mois. Abu Dhabi, qui a remplacé le Surf Ranch comme vague artificielle du CT cette année, et l’étape Peniche au Portugal, qui devrait pouvoir bénéficier d’une bien meilleure météo et de bien meilleure vague dans la fin d’année, seront les deux escales réservées à l’élite de l’élite en fin d’année.

Le douzième et dernier rendez-vous de ce CT 2026 sera donné sur le spot de Banzai – Pipeline, qui redevient donc, comme ça avait été le cas pendant de longues années, le lieu de couronnement des champions du monde WSL. « Pipeline a toujours occupé une place spéciale dans l’histoire du surf, et nos fans ont clairement indiqué qu’ils voulaient voir les moments les plus cruciaux de notre sport s’y dérouler », explique Ryan Crosby, le PDG de la WSL, dans un communiqué.

Des raccourcis et des points en plus pour la finale

Cette Pipe Masters – le nom avait fait l’objet d’une bataille juridique ces dernières années, mais un accord entre la ligue et la marque Van’s vient de le résoudre – sera donc une finale, mais pas dans le format éliminatoire que connait le CT depuis 2019, et qui, là aussi avait engendré nombre de critiques. Aujourd’hui, le meilleur surfeur de la saison en termes de points peut être renversé sur un seul heat par un de ses poursuivants lors de la finale (organisée cette année à Fidji fin août), ce qui a été vécu comme une injustice par les champions les plus réguliers. La WSL était consciente du problème mais veut à tout prix éviter qu’un leader puisse être arithmétiquement sacré avant la fin du tour.

D’où le nouveau format : la Pipe Masters d’Hawaii vaudra 1,5 fois plus de points que les autres compétitions, et les huit meilleurs surfeurs de la saison entreront plus tard que les autres dans la compétition, évitant une élimination prématurée. Le classement final de l’année, et le titre de champion du monde, sera accordé sur la base des neufs meilleurs résultats de la saison, sur 12 étapes pour certains, et 10 pour d’autres. De quoi « garantir que la finale offre des performances d’élite, des implications significatives et soit un moment décisif dans la course au titre mondial », précise le patron de la WSL.

Le dernier changement de ce « nouveau chapitre » du Championship Tour, c’est le nombre de participantes : en plus des 36 surfeurs masculins qualifiés, 24 surfeuses, et non plus 18 seront de la partie. Ce qui pourrait aider la championne polynésienne Vahine Fierro à se maintenir dans l’élite l’année prochaine. La WSL n’a pas encore précisé comment les calendriers des Challenger series et des Qualifying series allaient être bousculés par ces grands changements. Mais pour accueillir les refoulés de la première division, le CS ne pourra pas débuter avant le mois d’octobre, après la saison régulière, voire en janvier, après la finale. Et il devra quoiqu’il arrive se terminer avant le mois d’avril, alors qu’il s’étend aujourd’hui de juin à octobre.

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1 Commentaire

  1. Denis
    26 mai 2025 à 5h05 — Répondre

    Bon changement car le cut était vraiment une injustice et une aberration…Bien de finir au Pipe aussi…En revanche je ne vois pas l’intérêt de se séparer de 12 surfeurs et 8 surfeuses juste pour Abu Dhabi et le Portugal, alors qu’ils vont revenir pour le Pipe Masters…

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