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« 10 à 15 millions d’amende » demandés pour un tripot clandestin

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Huit suspects comparaissaient mardi dans une affaire de maisons de jeux clandestines. Une affaire révélée après deux enquêtes entre Pirae, Papeete et Punaauia sur une période qui s’étend de 2007 à 2012. Un cercle de jeu amical et familial pour les accusés. Mais le procureur n’a pas été de cet avis et a requis jusqu’à trois ans de prison avec sursis avec « 10 à 15 millions de Fcfp » d’amende contre les principaux tenanciers du tripot.

Quatre maisons de jeux clandestines successives, une mère et ses deux-fils, le nouveau compagnon, la belle-fille, une complice dénonciatrice et deux « employés ». On pourrait croire au début d’une pièce de théâtre et pourtant c’est bien l’une des affaires jugées mardi par le tribunal correctionnel de Papeete. En tout huit personnes sont accusées d’avoir participé à la tenue d’une « maison de jeux de hasard où le public est librement admis ». Un premier tripot a été installé par l’équipée en 2007 à Pirae dans la salle dite de Araka. Mais un déménagement d’urgence a été entrepris en novembre 2010 après le risque de voir débarquer la police. Un deuxième tripot a donc été installé à Fariipiti jusqu’en décembre 2010, jusqu’à l’intervention de la police. 25 millions de Fcfp avaient alors été saisis sur le compte de la tenancière. Puis plus rien. Aucune information judiciaire n’avait été ouverte. Un troisième tripot a alors été ouvert en février 2012 par la même équipe, cette fois-ci à Punaauia, dans une maison en bord de mer. Aprsè un énième déménagement, une dernière maison de jeux a vu le jour dans une servitude de Punaauia…  Le tripot a tourné seulement trois semaines avant l’intervention des gendarmes sur la dénonciation d’une ancienne complice.

Mardi devant le tribunal correctionnel. Une question principale a retenu les débats. Le tripot était-il ouvert au public ? Non, pour les accusés et leur défense qui estiment que les joueurs étaient toujours les mêmes et bien connus de la famille. « Vous avez ce que vous pouvez trouver dans un club du 3ème âge, on n’est pas dans le cadre d’un tripot malsain », a expliqué l’avocat de cinq des accusés, Me Robin Quinquis.  Mais le procureur n’a pas été de cet avis. Il a requis de 300 000 Fcfp d’amende avec sursis jusqu’à trois ans de prison avec sursis et 10 à 15 millions de Fcfp d’amende contre les deux tenanciers des tripots. Une peine assortie de la confiscation des sommes saisies durant l’enquête. Une réquisition « hors de propos », pour Me Robin Quinquis.

A l’audience, tous les accusés ont fait part de leurs regrets. Le délibéré sera rendu le 16 mai prochain.

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2 Commentaires

  1. 8 mars 2017 à 21h16 — Répondre

    triste justice !
    Si j’ai bien compris, si l’Etat joue pas les proxénètes c’est inacceptable !
    Il faut changer tout ça !

    Rappelez moi le montant des sommes des amendes des élus pour des détournements d’argent pour des sommes bien plus importantes…

    • 9 mars 2017 à 8h56 — Répondre

      Comme Gaston Flosse condamné à 15 millions de Fcfp d’amende dans l’affaire des emplois fictifs ?

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