ACTUS LOCALESÉDUCATIONSANTÉSOCIAL Les aides-soignants enfin diplômés, cap sur un nouveau centre de formation en santé-social Nanihi Laroche 2025-09-26 26 Sep 2025 Nanihi Laroche Les 14 étudiants aides-soignants qui attendaient la signature de la convention tripartite – entre le Pays, l’État et l’Agence régionale de santé de Bretagne – pour recevoir leur diplôme, l’ont enfin récupéré ce vendredi matin à l’UPF. L’occasion d’annoncer que les 40 étudiants de la prochaine promotion seront formés dans les locaux rénovés de l’Institut Mathilde Frébault, qui rouvrira ces portes en janvier. D’autres projets sont également en discussion, comme la création d’un centre de formation en santé-social, rassemblant un grand nombre d’acteurs comme l’UPF, Ocellia Santé-Social, et l’Isepp. Lire aussi : Les éducateurs spécialisés restent « sur leur faim » à la sortie du haussariat « Ça n’a pas été tout à fait simple. Et je voudrais dire qu’on est un petit peu désolés pour ces petites tracasseries administratives », dit Étienne de la Fouchardière, secrétaire général adjoint du Haut-Commissariat, dans son discours lors de la cérémonie de remise de diplômes de la promotion 2024-2025 d’aides-soignants (DEAS). Dans cette intervention, le représentant de l’État fait référence à la signature de la convention tripartite – entre le Pays, l’État et l’agence régionale de santé Bretagne – exigée pour que le diplôme des 14 étudiants soit reconnu au niveau national. Une situation toujours pas réglée, « il y a encore quelques semaines », et qui aurait pu compromettre l’insertion professionnelle de ces aides-soignants, surtout pour ceux qui souhaitaient exercer en métropole, explique Sarah Macet, responsable de la formation. « Je sais que j’ai une de mes étudiantes qui doit suivre son conjoint pendant un an en métropole, parce qu’il a validé une formation, et donc elle veut travailler pendant cette année. Et si elle n’avait pas eu ce diplôme d’État, elle n’aurait pas pu travailler en métropole, précise la responsable de formation. Il y a ça et puis ça leur permet d’accéder à la formation d’infirmière, d’avoir certaines dispenses. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/DIPLOME-1-metropole-Sarah-Macet.wav Un centre de formation en santé sociale Dispensée cette année à l’UPF par la société Ocellia Santé-Social, la formation des 40 étudiants de la prochaine promotion se tiendra dans les nouveaux locaux de l’institut Mathilde Frébault, dont la réouverture est prévue en janvier, a affirmé le président du Pays. Et ce ne serait qu’un début. D’autres projets sont en discussion, notamment celui d’un centre de formation en santé-social porté par plusieurs partenaires, dont l’UPF, l’Isepp et le campus polynésien d’Ocellia, précise sa directrice, Sandrine Amaré. Un projet qui permettrait de sortir, pour Ocellia campus de Polynésie, du modèle actuel, basé sur des sessions ponctuelles organisées à l’UPF, souvent à la demande de la Direction des solidarités, de la famille et de l’égalité (DSFE). « Ce centre pourrait permettre de pérenniser et de penser davantage les formations, avec une complémentarité entre les formations. Parce qu’on fait des one-shot, donc on offre une formation une fois et après ça s’arrête, puis on répond de nouveau à un appel d’offres, etc. Tout ça peut produire de l’insécurité. Donc ce centre de formation en santé-social qui pourrait rassembler un grand nombre d’acteurs, en fonction des expertises de chacun, on pourrait penser la formation sur le plus long terme. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/CENTRE-SOCIAL-1-Sandrine-Amare.wav Une initiative urgente quand on sait les problèmes actuels de formation et de recrutement dans de nombreuses professions sociales telles que les éducateurs spécialisés ou encore les assistants sociaux. On rappelle que sur 119 postes d’assistants socio-éducatifs à la DSFE, 23 ne sont pas pourvus, et de nombreux départs à la retraite sont imminents. Sandrine Amaré, directrice du campus Polynésie d’Ocellia, et Jean Malbos, responsable de formation Ocellia