ACTUS LOCALESEMPLOI Faire et défaire, c’est toujours… l’administration du Pays Caroline Perdrix 2025-11-17 17 Nov 2025 Caroline Perdrix Sept assistants sociaux qui avaient commencé à passer les épreuves pour monter en grade voient leurs espoirs douchés par une erreur de l’administration, qui a purement et simplement annulé les examens. En cause, l’oubli d’intégrer dans la délibération du 18 septembre sur leur cadre d’emploi des mesures transitoires adaptées à leur cas. Le Syndicat de la fonction publique estime que cette « bévue » témoigne d’un « défaut de coordination » de la Direction des talents et de l’innovation. La DTI plaide l’urgence dans laquelle le texte a été élaboré, et prévoit d’organiser une nouvelle session d’examen prochainement. Décidément, le corps des assistants sociaux du territoire a bien des difficultés. Dans le recrutement, dans l’exercice de leur métier, mais pas seulement. La dernière en date concerne sept agents, qui participaient le 16 septembre dernier aux épreuves écrites de l’examen professionnel pour accéder au grade d’assistant socio-éducatif principal. Deux jours après, le 18 septembre, l’assemblée de la Polynésie française adoptait la modification du statut particulier des assistants socio-éducatifs qui les reconnait comme agents de catégorie A. Le texte comporte bien des mesures transitoires pour les agents déjà en poste, mais pas pour les agents ayant engagé la procédure d’examen. Un « défaut de coordination flagrant » Le 27 octobre, la Direction des talents et de l’innovation leur a adressé un courrier pour leur signifier l’annulation de la procédure d’examen professionnel en cours, justifiée par l’entrée en vigueur de la nouvelle délibération. Cette annulation qualifiée de « bévue monumentale » est « entachée de vices de légalité majeurs et expose l’administration à un risque de contentieux indemnitaire majeur », réplique le Syndicat de la fonction publique dans un courrier adressé à la ministre Vannina Crolas. Et qui témoigne d’un « défaut de coordination flagrant au sein de la DTI chargée de la gestion de ces deux dossiers », l’élaboration du texte d’une part et l’organisation des examens d’autre part. Une « perte de chance » potentielle, dit le Syndicat de la fonction publique Le Syndicat de la fonction publique demande donc au Pays d’annuler l’annulation des épreuves écrites et de « reprendre immédiatement la procédure d’examen jusqu’à son terme ». Le SFP explique qu’à défaut, les agents concernés pourraient faire valoir une « perte de chance par la faute de la désorganisation majeure de la DTI ». Le SPF calcule que l’affaire pourrait coûter au Pays 30 à 50 millions de Fcfp en contentieux indemnitaire. Du côté de la Direction des talents et de l’innovation, on plaide l’urgence dans laquelle le texte a été élaboré pour expliquer cette situation. Une réunion avec le ministère cette semaine doit décider de l’option choisie par le Pays : reprendre le cours de la session entamée le 16 septembre et prendre en compte les copies de ce jour-là, ou remettre tous les compteurs à zéro et refaire passer l’examen écrit aux postulants.