ACTUS LOCALESSOCIÉTÉ Une « Escouade de réserve côtière » à Papeete en 2026 Charlie Réné 2025-12-02 02 Déc 2025 Charlie Réné ©Marine Nationale L’annonce vient directement de Paris et de la ministre des Armées Catherine Vautrin : dix nouvelles escouades de réserve côtière vont s’ajouter au neuf existantes en France en 2026, et pour la première fois l’une d’entre elle sera implantée à Tahiti. Ces unités, équipées de bateaux, de véhicules, et à terme de micro drones aériens, sont animés par des réservistes opérationnels, et viennent renforcer les moyens de la Marine nationale pour la défense du littoral, mais aussi les missions côtières d’observation, de renseignement et de prévention. Créées en 2024 dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire, les flotilles de réserve côtières, et les escouades qui les composent ou qui sont constituées de façon autonome en outre-mer, visent à « renforcer l’empreinte littorale » de la Marine. Un dispositif que la ministre des Armées Catherine Vautrin a l’intention de renforcer : elle a annoncé ce mardi, à Paris, la création en 2026 de dix nouvelles escouades. Elles s’ajouteront aux sept déjà existantes en métropole, de Bayonne à Saint-Malo en passant par Cannes, et aux deux implantations outre-mer, de Pointe-à-Pitre et Nouméa, créée en 2024. S’ajoutent donc Dunkerque, le Havre, Arcachon, Ajaccio, mais aussi La Réunion… Et Papeete, qui accueillera donc la première « ERC » de Polynésie. Pas de précision sur les effectifs de cette escouade tahitienne, mais elle sera comme les autres animée par des réservistes opérationnelles de la Marine. Au total, 3000 d’entre eux doivent faire vivre les ERC au terme de ces nouvelles implantations. « Elles seront équipées de vecteurs nautiques et routiers et à terme, des micro-drones aériens complèteront leurs capacités », précise le ministère des Armées. Les ERC sont là pour « renforcer les moyens mis en œuvre par la Marine nationale », dans le dispositif de surveillance des approches maritimes, et « seront employées dans un cadre d’action intégré, combinant des missions militaires de défense maritime du territoire et interministérielles d’action de l’État en mer ». Parmi les missions sur lesquelles ces escouades sont mobilisées, les missions d’observation, de renseignement, et de surveillance du littoral, mais aussi de « promotion des bonnes pratiques en mer, en particulier dans le domaine de la protection et la préservation de l’environnement ». L’État prévoit au total trois flotilles de réserves côtières, regroupant chacune dix escouades, et six escouades autonomes en outre-mer d’ici 2030. Avec communiqué