ACTUS LOCALESÉVÉNEMENTSPORTS

Au Marathon de Moorea, un record de participation et un test pour Tahiti 2027

Invités de Radio 1 ce mardi en compagnie de la sprinteuse olympique Muriel Hurtis, marraine du Marathon de Moorea 2026, les organisateurs VSOP et Fenua Events ont annoncé 1 400 participants aux courses de ce week-end, dont 200 sur le marathon et 680 sur le semi. Et les chronomètres seront scrutés car les parcours, qui seront repris pour les jeux de Tahiti 2027, ont été officiellement mesurés pour correspondre aux normes internationales. Sur le long terme, le club espère bien inscrire le Marathon de Moorea au calendrier des épreuves internationales. 

Ils seront 1 400 coureurs à s’aligner sur les lignes de départ des courses organisées ce week-end à Moorea, dont 200 sur le marathon et 680 sur le semi-marathon. Un « record de participation », s’enthousiasment les organisateurs, le club VSOP et Fenua Events. « C’est la vocation du VSOP : on est là pour organiser des événements pour des athlètes attirés par l’aventure », explique le président du club Jean-Pierre Le Loch. Et les courses, préparées par le VSOP sont toujours des aventures, mettant les physiques et le mental à rude épreuve avec les trails sur les chemins de Moorea, les ultras avec ces longues distances, les triathlons nature Xterra, la transtahitienne à Tahiti, et le marathon de Moorea : « C’est beaucoup de préparation, de sacrifices, de discipline. Les sportifs qui se préparent commencent tôt leur journée, enchainent sur leur vie quotidienne, de famille et professionnelle, et terminent tard. Ils sont portés par la volonté d’aller plus loin. » Le calendrier des événements du club de Moorea commence donc avec ces courses sur route. Un format particulier cette année puisque les distances, du marathon jusqu’au 10 kilomètres, ont toutes été mesurées et vérifiées par un officiel du sport pour qu’elles correspondent aux normes internationales.

Des temps de référence pour Tahiti 2027

Le parcours a, en effet, été retenu pour être celui de Tahiti 2027, que ce soit pour le marathon ou le semi-marathon. Le comité organisateur des Jeux du Pacifique doit choisir l’une ou l’autre de ces épreuves, selon nos informations, il pencherait plutôt du côté marathon, même si rien n’a encore été officiellement confirmé. Ces mesures officielles vont permettre une répétition grandeur nature pour les athlètes et va « donner des temps de références », explique Poerava Van Bastolaire de Fenua Events. Et cette officialisation du parcours est un premier pas aussi pour le club VSOP pour faire du marathon de Moorea une compétition qualificative pour d’autres épreuves à l’international.

La sprinteuse Muriel Hurtis marraine de l’événement

Chaque année, une personnalité est invitée pour promouvoir l’événement et après Stéphane Diagana l’année dernière, c’est Muriel Hurtis la marraine de l’édition 2026. Championne du monde du 200 mètres en 2001, championne du monde du relais 4×100 en 2003, médaille de bronze sur cette même distance en 2004 aux JO d’Athènes, multiple médaillée européenne et mondiale sur ces distances et aussi sur le 400m. Une figure majeure du sprint féminin et de l’athlétisme français qui vient donc promouvoir de la longue distance, ce qui l’amuse : « J’ai aussi allongé la distance puisque je me suis mise aussi à courir sur des 10 kilomètres. Je suis allée jusqu’au semi et j’ai un objectif dans un an de faire un marathon. Mais ce que j’aime surtout dans l’univers de la course à pied, c’est qu’on est tous réunis, quel que soit son niveau, quels que soient ses objectifs. Et quand on voit tous ces sportifs passer la ligne d’arrivée avec le sourire, la fierté, parfois des larmes. C’est la magie du sport. Il n’y a pas d’autres univers où on peut avoir de telles émotions. »

Pour Muriel Hurtis, le sport est une « véritable école de la vie » puisqu’on apprend à gérer ses victoires comme ses défaites et donc « on apprend énormément sur soi ». Et même quand la carrière d’athlète de haut niveau est terminée, l’apprentissage continue puisqu’aujourd’hui la sprinteuse court sur de la longue distance, « pas du tout mon univers », dit-elle et jamais elle n’aurait cru « courir aussi longtemps ». C’était d’ailleurs, des débuts « difficiles ». Pendant sa visite au fenua, elle va à la rencontre des jeunes à qui elle parle de son parcours, de ses valeurs, mais leur dit aussi que « rien n’est impossible » et qu’on est « tous capables d’accomplir des choses et d’atteindre ses objectifs ».

Le genre de discours qui plait beaucoup au président du VSOP Jean-Pierre Le Loch car c’est justement un des objectifs du club : faire venir des athlètes de haut niveau, des champions du monde, pour aller à la rencontre des jeunes à Tahiti et leur donner le goût du sport.

Départ samedi à 5h45 pour le semi-marathon et dimanche à 5h30 pour le marathon. L’année dernière, Benjamin Zorgnotti avait gagné le semi-marathon chez les hommes en 1h17’02  et Louise Grogogeat, chez les femmes en 1h32’11. Sur le marathon, c’est Adrien Toucas, athlète français qui l’avait emporté devant Damien Troquenet en 2h27’20, le local avait mis 2h35’54. Et Aurélie Steelandt l’emportait chez les femmes en 3h06’12’.

Article précedent

Journal de 12h, le 24/03/2026

Article suivant

Le père de famille immolé avec son fils à Bora Bora décède à son tour

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

Au Marathon de Moorea, un record de participation et un test pour Tahiti 2027