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À Makemo, Félix Tokoragi dépose plainte pour violences et dégradations

En attendant la justice administrative c’est sur le terrain pénal que s’exportent les tensions électorales de Makemo. Félix Tokoragi a déposé plainte pour violences, menaces et dégradations, après les mouvements d’humeur du soir de sa réélection contestée. Sur des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, on peut en effet observer ses opposants en furie : certains sont retenus par les forces de l’ordre pendant que d’autres jettent des chaises ou s’attaquent à la voiture du tavana. Une enquête a été ouverte par le parquet.

La commune de Makemo n’en a pas fini avec la justice. Après la saisine du tribunal administratif concernant la défaite de Vaitiare Fournier pourtant en tête lors du second tour des municipales, Félix Tokoragi, le tavana sortant et réélu, a porté plainte pour des faits de violences, dégradations et menaces, indique le parquet en précisant avoir également ouvert une enquête de son côté. Dimanche soir, lors du conseil municipal qui s’est déroulé dans un climat de tensions, certains habitants n’ont pas caché leur mécontentement quant à l’élection de Félix Tokoragi : sa liste a récolté 48,4 % des voix, derrière la liste d’alliance de Vaitiare Fournier, qui a comptabilisé 51,6 % des suffrages, mais l’ancien représentant a convaincu deux conseillers adverses de le soutenir.

Certains ont filmé la scène de l’élection du tavana, montrant la furie des opposants venus assister à son installation. Sur les vidéos relayées sur les réseaux sociaux, des cris de colère se font entendre, des jeunes donnent des coups de pieds sur la voiture du maire qui quitte les lieux, des personnes qui semblent vouloir en découdre sont retenues par les forces de l’ordre et on peut apercevoir une chaise en plastique voler en direction des élus. Contactée, la mairie n’a pas souhaité donner plus d’informations en indiquant qu’une enquête était en cours.

« Douze sièges plutôt que neuf »

Au micro de Radio 1, Vaitiare Fournier dénonçait des « irrégularités »  des scrutins. « Avec 51,6% des voix, nous aurions du avoir douze sièges plutôt que neuf à cause de la prime majoritaire » explique la conseillère municipale, entendu par le Haut-commissariat qui a lui même saisi la justice. Un deuxième recours a été orienté vers l’élection au sein du conseil municipale de ce dimanche 29 mars. Le PV qui a été dressé, vu la tension ambiante, « ne respecte pas les règles », expliquait la candidate qui notait que « le doyen et les assesseurs n’ont rien signé, rien que ça, ça montre l’irrégularité du scrutin ». 

 

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