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À Moorea, la galère des transports en commun perdure

Les habitants de l’île sœur n’en peuvent plus du manque de transports en commun. Une vidéo racontant le quotidien d’un homme obligé de faire plusieurs kilomètres en fauteuil roulant pour aller travailler a relancé le débat. Depuis un an, un service provisoire, avec finalement très peu de bus, a été mis en place. La mairie dit attendre que le Pays attribue le marché du transport scolaire avant d’envisager une solution pérenne. Car selon la commune les deux marchés, bien que de compétence différente, vont forcément de pair pour être rentables. En attendant, la population s’impatiente et réclame une solution.

À Moorea, la colère monte. Le service de transport public mis en place par la mairie ne suffit pas, et beaucoup d’administrés se retrouvent sans solution pour se déplacer. La semaine dernière, deux habitantes de Moorea ont relancé les débats en touchant un point encore plus sensible : celui du transport des personnes handicapées. Dans une vidéo qui a fait 103 000 vues, elles ont raconté la galère quotidienne d’un habitant de Maatea. Faute de bus, il rejoint Vaiare en fauteuil roulant tous les matins avant de prendre le ferry pour Papeete, où il travaille, puis effectue le trajet en sens inverse chaque soir.

« Il est grand temps de faire quelque chose »

Une situation jugée « incompréhensible », qu’elles ont tenu à partager au plus grand nombre. Depuis la publication de cette vidéo, les critiques pleuvent : « Le transport de Moorea, c’est devenu du n’importe quoi », déplore un internaute. « C’est vraiment un problème, que ce soit pour les résidents ou les visiteurs », commente un autre. « Il est grand temps de faire quelque chose », lit-on encore. La population, aujourd’hui à bout, en appelle aux autorités compétentes.

Warren Transport dit « faire de son mieux »

Pourtant cette problématique ne date pas d’aujourd’hui. Depuis janvier 2024, la société Réseau de transport urbain (RTU) a vu sa concession de service public des transports scolaires sur l’île sœur s’arrêter. Le Pays, compétent en la matière, avait alors accordé le marché en urgence à la société Warren Transport. Mais plus personne n’était présent pour assurer le transport du grand public, puisque RTU s’est retiré de ce marché, « pas rentable à lui seul », selon elle. Or, ces bus réguliers relèvent de la compétence communale. La mairie avait donc signé une « convention provisoire », acceptée par la société de Warren Guilloux, en attendant un appel d’offres en bonne et due forme. Depuis le début, les plaintes sont nombreuses et remontent régulièrement, mais le gérant de la société, qui ne dispose que d’une flotte de 12 bus contre 15 pour son prédécesseur, dit faire « de son mieux ». Ce matin, il expliquait être dans l’attente du fameux appel d’offres de la mairie.

Un marché en attente d’attribution

La mairie, elle, explique qu’elle ne peut qu’attendre l’issue de l’appel d’offres du Pays sur le transport scolaire. Car les deux activités, pour être rentables, doivent fonctionner de pair. La commune d’Evans Haumani se dit ainsi prête à signer directement une convention avec l’attributaire de l’appel d’offres du Pays. Du côté de la DGEE, un appel d’offres a bien été publié le 30 octobre dernier, avec une date limite de dépôt des dossiers fixée au 13 décembre. Le marché du transport scolaire, pour lequel Warren Transport a posé sa candidature, devrait donc être attribué mi-avril. À l’entendre, s’il le remportait, il pourrait immédiatement investir dans trois nouveaux bus… de quoi, selon lui, assurer convenablement le transport en commun des élèves et du grand public.

 

 

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Jt Vert 19/02/2025

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