ACTUS LOCALESPOLITIQUE Les logos de la discorde à Pirae Charlie Réné 2026-01-22 22 Jan 2026 Charlie Réné Édouard Fritch et son « Amui Tatou no Pirae 2026 » ont diffusé des visuels reprenant les logos de différents partis autonomistes, dont sont issus certains membres de la liste. Pas du goût de A here ia Porinetia, dont les militants locaux, qui ont justement été écartés après des mois de discussion par le tavana sortant, ont lancé leur propre mouvement Pirae a tia mai. Nicole Sanquer appelle à respecter la « clarté » du scrutin : les adhérents Ahip qui ne suivent pas les décisions de fédérations ne peuvent pas utiliser le nom ou les couleurs du mouvement. Une mise au point qui concerne également Teave Chaumette, élue verte à l’assemblée, mais qui s’est alliée avec Rémy Brillant plutôt qu’avec Boniface Tehei à Papeete. Une « liste d’union et d’action communale », des femmes et des hommes « venant de plusieurs horizons » pour répondre aux « aspirations de la population ». C’est ainsi que le tavana sortant Édouard Fritch définit le mouvement qu’il conduit pour les municipales de Pirae. « Amui Tatou no Pirae 2026 » ne fait pas que reprendre le nom de l’alliance qui avait permis la victoire des autonomistes dans deux des trois circonscriptions législatives en 2024. La liste affiche aussi des candidats issus des différentes formations qui constituait la plateforme. Ainsi, dans un visuel diffusé mercredi, le président du Tapura, s’affiche avec un des ex-colistiers d’Abel Temarii, et associe son logo à ceux du Amuitahira’a, de Ia ora Te nuna’a et de A here ia Porinetia, avec à chaque fois un membre de la liste issu de cette formation. Ioane Eritaia… Et Teave Chaumette Pas du goût de tout le monde et notamment de Ahip. Le parti de Nicole Sanquer s’est fendu d’une « mise au point » pour dénoncer l’utilisation abusive de son nom et son image. « Seules les listes officiellement investies par les instances compétentes du parti sont habilitées à s’en prévaloir », écrit ainsi le mouvement vert. Un soutien accordé, dans certaines communes, à des listes d’unions souvent menés par un candidat proche du Tapura, comme c’est le cas à Mahina, Paea ou Teva i Uta. Dans d’autres cas, les discussions entre militants locaux n’ont pas abouti. Comme à Papeete, où Boniface Tehei s’est lancé dans la campagne, à Punaauia, où le président de la fédération locale Kahea Vi’i est dans la course, à Hitia’a, où Émile Paofai est soutenu par le parti vert… Ou encore à Pirae, où les militants Ahip municipaux, après qu’Édouard Fritch aient rejeté l’idée d’une alliance, ont suivi Temarama Varney et Tiare Virgile-Ticchi sous la bannière de « Pirae a tia mai ». Visiblement Ioane Eritaia, affiché avec le logo vert par la liste Amui Tatou, a fait un autre choix. Des « initiatives personnelles », commente Nicole Sanquer, prises en contradiction avec « des décisions prises collégialement et démocratiquement au sein des fédérations » et qui « n’engagent en aucun manière A here ia Porinetia ». La députée et élue de l’assemblée demande de la « loyauté collective » et de la « clarté » dans le scrutin. Une communication qui pourrait aussi concerner Teave Chaumette, élue Ahip à l’assemblée, et qui devrait figurer sur la liste de Rémi Brillant plutôt que celle de Boniface Tehei à Papeete.