ACTUS LOCALESCOMMUNES À Taiarapu-Est, les numéros devant les maisons « peuvent sauver des gens » La rédaction 2025-09-23 23 Sep 2025 La rédaction « Tu tournes après l’arbre et tu comptes trois dos d’âne »… La méthode de guidage n’a pas d’âge mais elle n’est « pas assez fiable » pour la commune de Taiarapu-Est qui a lancé, comme d’autres communes du fenua ces dernières années, une grande campagne d’adressage. Après les noms de rue, il s’agit de poser les numéro devant quelques 4000 foyers d’ici le mois de février. Une démarche qui fait parfois grincer des dents, mais qui doit nettement améliorer, pour la mairie, la sécurité et le fonctionnement des services publics, notamment des services d’urgence, qui ont régulièrement tardé par le passé à cause d’erreurs d’orientation. Fini de compter les dos d’âne ou les cocotiers, la commune de Taiarapu-Est a officiellement commencé l’adressage de sa commune. Le principe – attribuer un nom à chaque rue et un numéro à chaque maison – peut paraître évident, mais il est loin d’être la norme historique en Polynésie. Certaines municipalités, à Tahiti et dans les îles, ont franchi le pas ces dernières années, poussées par des obligations nationales, d’autres attendent encore de lancer le chantier, comme à Moorea. D’autres enfin viennent de démarrer les travaux, à l’instar de Teva i Uta, qui a des numéros, mais pas encore de noms de rues, ou de Taiarapu-Est, qui a lancé sa campagne ce lundi. « Il est déjà arrivé que les pompiers se soient trompés de maison » Si la commune d’Anthony Jamet communique largement sur le sujet, c’est qu’il y a des réticences, certains y voyant un outil pour mieux facturer l’eau ou l’électricité, ou pour mieux suivre les administrés. « Au départ c’était assez intrusif pour les gens, certains en étaient à chasser les recenseurs », explique Tevainui Herveguen. La directrice financière de la mairie en charge du projet, indique que l’objectif est avant tout « l’intérêt général » et « la construction d’une mémoire collective, pour que tout le monde soit au même niveau d’information » géographique, « qu’on soit un nouvel agent ou un agent qui a 25 ans de carrière ». L’adressage doit permettre de limiter l’orientation basée sur des explications orales, avec des repères personnels, parfois imprécis, notamment pour les secours. « Par exemple, à Tautira, il est déjà arrivé que les pompiers se soient trompés de maison, rappelle la cheffe de projet. Et quand tu sais le nombre de minutes que tu as pour sauver une vie… donc ils se sont trompés de maison parce qu’on s’est trompé de tumu uru ou de tel arbre, parce qu’on en a tellement que ce n’est pas assez fiable. C’est vraiment quelque chose qu’on veut mettre en avant : d’avoir une orientation parfaite pour pouvoir sauver les gens, pour pouvoir livrer, pour pouvoir être accessible facilement et éviter qu’on te cherche parmi dix maisons similaires ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/TAIARAPU-1-objectif-.wav Près de 400 foyers Taiarapu-Est, qui s’étend de Faaone au Fenua aihere, n’en est pas à ses premiers pas dans ce chantier. Avec un budget de 162 millions de francs, pris en charge à 80 % par le Fip (Fonds intercommunal de péréquation), la commune a déjà, ces derniers mois, fait faire des tournées de terrains à des prestataires, recensé les familles, et décidé du nom de chaque Aroa. Reste donc à numéroter, de façon métrique, environ 4000 foyers, pour une population de plus de 13 000 habitants « Du coup dans la campagne de recensement, on a non seulement recensé le nombre d’entrées, mais s’il y avait ou pas existence de support pour poser les plaques de numéros, précise la directrice financière. Donc aujourd’hui, ceux qui ont un support vont se voir coller le numéro, et ceux qui n’en ont pas attendront qu’on pose d’abord le potelet pour poser le numéro. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/TAIARAPU-2.wav Les travaux devraient durer cinq mois, soit jusqu’à février 2026. Lancé en octobre 2023, le projet a intégré une différenciation visuelle, sur les panneaux, par section de commune : la fougère pour Tautira, la conque pour Pueu, l’hibiscus pour Afaahiti-Taravao et le soleil pour Faaone. Le premier panneau, le numéro 313, a déjà été posé dans la mairie de Taiarapu-Est.
« Tu tournes après l’arbre et tu comptes trois dos d’âne »… La méthode de guidage n’a pas d’âge mais elle n’est « pas assez fiable » pour la commune de Taiarapu-Est qui a lancé, comme d’autres communes du fenua ces dernières années, une grande campagne d’adressage. Après les noms de rue, il s’agit de poser les numéro devant quelques 4000 foyers d’ici le mois de février. Une démarche qui fait parfois grincer des dents, mais qui doit nettement améliorer, pour la mairie, la sécurité et le fonctionnement des services publics, notamment des services d’urgence, qui ont régulièrement tardé par le passé à cause d’erreurs d’orientation. Fini de compter les dos d’âne ou les cocotiers, la commune de Taiarapu-Est a officiellement commencé l’adressage de sa commune. Le principe – attribuer un nom à chaque rue et un numéro à chaque maison – peut paraître évident, mais il est loin d’être la norme historique en Polynésie. Certaines municipalités, à Tahiti et dans les îles, ont franchi le pas ces dernières années, poussées par des obligations nationales, d’autres attendent encore de lancer le chantier, comme à Moorea. D’autres enfin viennent de démarrer les travaux, à l’instar de Teva i Uta, qui a des numéros, mais pas encore de noms de rues, ou de Taiarapu-Est, qui a lancé sa campagne ce lundi. « Il est déjà arrivé que les pompiers se soient trompés de maison » Si la commune d’Anthony Jamet communique largement sur le sujet, c’est qu’il y a des réticences, certains y voyant un outil pour mieux facturer l’eau ou l’électricité, ou pour mieux suivre les administrés. « Au départ c’était assez intrusif pour les gens, certains en étaient à chasser les recenseurs », explique Tevainui Herveguen. La directrice financière de la mairie en charge du projet, indique que l’objectif est avant tout « l’intérêt général » et « la construction d’une mémoire collective, pour que tout le monde soit au même niveau d’information » géographique, « qu’on soit un nouvel agent ou un agent qui a 25 ans de carrière ». L’adressage doit permettre de limiter l’orientation basée sur des explications orales, avec des repères personnels, parfois imprécis, notamment pour les secours. « Par exemple, à Tautira, il est déjà arrivé que les pompiers se soient trompés de maison, rappelle la cheffe de projet. Et quand tu sais le nombre de minutes que tu as pour sauver une vie… donc ils se sont trompés de maison parce qu’on s’est trompé de tumu uru ou de tel arbre, parce qu’on en a tellement que ce n’est pas assez fiable. C’est vraiment quelque chose qu’on veut mettre en avant : d’avoir une orientation parfaite pour pouvoir sauver les gens, pour pouvoir livrer, pour pouvoir être accessible facilement et éviter qu’on te cherche parmi dix maisons similaires ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/TAIARAPU-1-objectif-.wav Près de 400 foyers Taiarapu-Est, qui s’étend de Faaone au Fenua aihere, n’en est pas à ses premiers pas dans ce chantier. Avec un budget de 162 millions de francs, pris en charge à 80 % par le Fip (Fonds intercommunal de péréquation), la commune a déjà, ces derniers mois, fait faire des tournées de terrains à des prestataires, recensé les familles, et décidé du nom de chaque Aroa. Reste donc à numéroter, de façon métrique, environ 4000 foyers, pour une population de plus de 13 000 habitants « Du coup dans la campagne de recensement, on a non seulement recensé le nombre d’entrées, mais s’il y avait ou pas existence de support pour poser les plaques de numéros, précise la directrice financière. Donc aujourd’hui, ceux qui ont un support vont se voir coller le numéro, et ceux qui n’en ont pas attendront qu’on pose d’abord le potelet pour poser le numéro. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/TAIARAPU-2.wav Les travaux devraient durer cinq mois, soit jusqu’à février 2026. Lancé en octobre 2023, le projet a intégré une différenciation visuelle, sur les panneaux, par section de commune : la fougère pour Tautira, la conque pour Pueu, l’hibiscus pour Afaahiti-Taravao et le soleil pour Faaone. Le premier panneau, le numéro 313, a déjà été posé dans la mairie de Taiarapu-Est.
« Tu tournes après l’arbre et tu comptes trois dos d’âne »… La méthode de guidage n’a pas d’âge mais elle n’est « pas assez fiable » pour la commune de Taiarapu-Est qui a lancé, comme d’autres communes du fenua ces dernières années, une grande campagne d’adressage. Après les noms de rue, il s’agit de poser les numéro devant quelques 4000 foyers d’ici le mois de février. Une démarche qui fait parfois grincer des dents, mais qui doit nettement améliorer, pour la mairie, la sécurité et le fonctionnement des services publics, notamment des services d’urgence, qui ont régulièrement tardé par le passé à cause d’erreurs d’orientation. Fini de compter les dos d’âne ou les cocotiers, la commune de Taiarapu-Est a officiellement commencé l’adressage de sa commune. Le principe – attribuer un nom à chaque rue et un numéro à chaque maison – peut paraître évident, mais il est loin d’être la norme historique en Polynésie. Certaines municipalités, à Tahiti et dans les îles, ont franchi le pas ces dernières années, poussées par des obligations nationales, d’autres attendent encore de lancer le chantier, comme à Moorea. D’autres enfin viennent de démarrer les travaux, à l’instar de Teva i Uta, qui a des numéros, mais pas encore de noms de rues, ou de Taiarapu-Est, qui a lancé sa campagne ce lundi. « Il est déjà arrivé que les pompiers se soient trompés de maison » Si la commune d’Anthony Jamet communique largement sur le sujet, c’est qu’il y a des réticences, certains y voyant un outil pour mieux facturer l’eau ou l’électricité, ou pour mieux suivre les administrés. « Au départ c’était assez intrusif pour les gens, certains en étaient à chasser les recenseurs », explique Tevainui Herveguen. La directrice financière de la mairie en charge du projet, indique que l’objectif est avant tout « l’intérêt général » et « la construction d’une mémoire collective, pour que tout le monde soit au même niveau d’information » géographique, « qu’on soit un nouvel agent ou un agent qui a 25 ans de carrière ». L’adressage doit permettre de limiter l’orientation basée sur des explications orales, avec des repères personnels, parfois imprécis, notamment pour les secours. « Par exemple, à Tautira, il est déjà arrivé que les pompiers se soient trompés de maison, rappelle la cheffe de projet. Et quand tu sais le nombre de minutes que tu as pour sauver une vie… donc ils se sont trompés de maison parce qu’on s’est trompé de tumu uru ou de tel arbre, parce qu’on en a tellement que ce n’est pas assez fiable. C’est vraiment quelque chose qu’on veut mettre en avant : d’avoir une orientation parfaite pour pouvoir sauver les gens, pour pouvoir livrer, pour pouvoir être accessible facilement et éviter qu’on te cherche parmi dix maisons similaires ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/TAIARAPU-1-objectif-.wav Près de 400 foyers Taiarapu-Est, qui s’étend de Faaone au Fenua aihere, n’en est pas à ses premiers pas dans ce chantier. Avec un budget de 162 millions de francs, pris en charge à 80 % par le Fip (Fonds intercommunal de péréquation), la commune a déjà, ces derniers mois, fait faire des tournées de terrains à des prestataires, recensé les familles, et décidé du nom de chaque Aroa. Reste donc à numéroter, de façon métrique, environ 4000 foyers, pour une population de plus de 13 000 habitants « Du coup dans la campagne de recensement, on a non seulement recensé le nombre d’entrées, mais s’il y avait ou pas existence de support pour poser les plaques de numéros, précise la directrice financière. Donc aujourd’hui, ceux qui ont un support vont se voir coller le numéro, et ceux qui n’en ont pas attendront qu’on pose d’abord le potelet pour poser le numéro. » https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/09/TAIARAPU-2.wav Les travaux devraient durer cinq mois, soit jusqu’à février 2026. Lancé en octobre 2023, le projet a intégré une différenciation visuelle, sur les panneaux, par section de commune : la fougère pour Tautira, la conque pour Pueu, l’hibiscus pour Afaahiti-Taravao et le soleil pour Faaone. Le premier panneau, le numéro 313, a déjà été posé dans la mairie de Taiarapu-Est.