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À une semaine du CT, Kauli Vaast a hâte de « rendre fière » la Polynésie

Sacré en Challenger Series voilà dix jours, Kauli Vaast ne s’est pas accordé de répit, ni de vacances au pays. Il enchaîne les entraînements et les essais de matériel sur la Gold Coast et doit rejoindre ce vendredi Bells Beach, où sera lancé le Championship tour le 1er avril. À une semaine de cette entrée tant rêvée dans l’élite WSL, le surfeur de 24 ans confie « beaucoup d’appréhension », mais dit surtout avoir hâte « de mettre son lycra », de découvrir les spots « high-class » du circuit, de se mesurer avec « les meilleurs mondiaux »… Son objectif : apprendre, s’installer sur le tour, et rapidement « viser le top ». « J’ai envie que tout le monde soit fier, c’est ça le but ».

Encore quelques vagues à Snapper rocks, sur la Gold Coast, et décollage pour Bells Beach, ce vendredi. Kauli Vaast enchaîne les sessions d’entrainement, et son esprit ne quitte pas le plan d’eau même pendant les interviews : « Il y a des supers vagues aujourd’hui, hier c’était parfait aussi » dit-il au téléphone, juste avant de retourner surfer. Sacré voilà dix jours, à Newcastle, en Australie, le champion 2026 des Challenger Series ne s’est pas vraiment accordé de répit, de grands moments de célébration ou même une pause au pays. À 24 ans, il a pourtant décroché, et avec la manière, un ticket qu’il convoitait depuis ses premiers tubes : celui qui lui permettra de concourir, à partir du 1er avril, dans le circuit d’élite de la WSL. Un Championship Tour qui débute dans une semaine jour pour jour.

« J’ai hâte de mettre mon lycra, d’avoir mon nom derrière mon dos »

Malgré sa performance dans le tour qualificatif, face aux pépites mondiales du surf et, souvent, face à des pro très expérimentés, le CS parait déjà presque oublié pour Kauli Vaast qui ne parle que de « performer sur le CT ». « J’ai quand même beaucoup d’appréhension, parce que j’ai jamais vécu ça, je connais pas, ça va être que de la découverte, mais je suis vraiment heureux, explique le surfeur de Vairao. Et j’ai hâte ! J’ai hâte de mettre mon lycra, d’avoir mon nom derrière mon dos, j’ai hâte d’être avec les meilleurs mondiaux. Et d’avoir la chance d’avoir des spot high-class, enfin de pouvoir y surfer des séries. J’ai vraiment hâte de pouvoir surfer ces spots ».

Parmi ces spots, certains qu’il connait bien : Teahupo’o, bien sûr, où il a été finaliste sur wildcard, et où il a bien sûr été sacré champion olympique, Saquarema au Brésil, où le CS l’a déjà emmené, Pipeline, à Hawaii, où aura lieu la finale en fin d’année, Abu Dhabi, où il avait déjà été invité par la WSL… Mais le CT, c’est aussi beaucoup de sites mythiques qu’il n’a « vu qu’en vidéo », comme c’est le cas de Bells Beach, une vague « qui est parait-il compliquée »… Ou Cloudbreak, à Fidji, étape qu’il attend avec beaucoup d’impatience. « Les vagues sont magnifiques, c’est comme à Tahiti, tu surfes en short et pas en combi, c’est des tubes, des gros turn et du récif… », liste le surfeur de Vairao, qui avec son style puissant et très engagé dans le gros, y sera certainement comme à la maison.

« Apprendre » puis « viser le top » sur le CT, les JO pas encore en ligne de mire

Côté objectifs, son coach de la saison passée Joan Duru le voit bien « Rookie of the year » cette saison, et que Kauli Vaast s’est fait prédire des dizaines de fois, souvent par des connaisseurs, un avenir de champion du monde WSL. Lui aborde la saison avec un mélange de détermination et d’humilité : « J’aimerais bien viser le top, bien sûr, mais ça va être une longue année, on va faire ça doucement. Le principal, c’est aussi d’apprendre, de retenir, de prendre des repères… Et après on verra bien. Mais bien sûr, l’objectif c’est de bien faire, tout le temps ».

Et les JO ? L’objectif est « dans la tête, mais en même temps pas trop » dit le champion olympique 2024, surtout vu le mode de qualification, qui reporte les débats à la fin 2027 et au début 2028. « C’est pas mon goal principal, c’est encore loin, il y a plein de choses qui peuvent se passer. Je suis vraiment sur le CT ». 

Fier de représenter Tahiti

Sur la Gold Coast, Kauli n’est donc pas là pour profiter des charmes du Queensland. L’heure est plutôt aux réglages : « Je travaille avec JS pour trouver les bonnes boards. Ils m’avaient fait des planches, je suis en train de les essayer. Elles marchent toutes bien, j’ai essayé des nouvelles dérives », décrit-il, en expliquant être impatient de découvrir Bells Beach, où débutera dans une semaine la première étape du CT. « C’est toujours ce que je fait avant les events, j’essaie de prendre entre cinq jours et une semaine pour m’entrainer ».

Élite ou pas, pas question de bousculer les habitudes, donc, et pas question non plus de changer une équipe « qui a bien marché cette année ». Quelques « ajustements » seront fait mais Joan Duru, qui entraine aussi Tya Zebrowski, elle aussi sacrée championne du CS, sera toujours là. Sur le CT, il retrouvera aussi Vahine Fierro, Marco Mignot, dont il est proche, et peut-être Johann Defay qui pourrait revenir sur quelques épreuves avant sa wildcard 2027 de retour de maternité. Une présence française et polynésienne dans l’élite WSL qui fait plaisir à Kauli Vaast, qui a aussi sympathisé avec de nombreux surfeurs étrangers à Teahupo’o ou ailleurs. Mais attention, l’esprit de compétiteur n’est jamais loin : « On est tous potes hors de l’eau, mais dans la série on est plus pote », rigole-t-il.

Des potes, il en a aussi beaucoup en Polynésie, qui, comme ses supporters de plus en plus nombreux, auront les yeux rivés sur leurs écrans à partir du 1er avril, pour soutenir Kauli comme Vahine. Ces soutiens du pays sont-ils importants ? « Bien sûr, on est fiers de représenter Tahiti, on veut rendre fiers. J’espère qu’on aura des bonnes vibes, on aura du beau surf et qu’on ira le plus loin possible et voilà, merci à eux de nous soutenir, c’est incroyable. J’ai envie que tout le monde soit fier, c’est ça le but. Quand ils sont contents, je suis content ». 

Le calendrier du CT 2026 :

Stop No. 1 – Bells Beach, Victoria, Australia: April 1 – 11
Stop No. 2 – Margaret River, Western Australia, Australia: April 16 – 26
Stop No. 3 – Snapper Rocks, Queensland, Australia: May 1 – 11
Stop No. 4 – Raglan, New Zealand: May 15 – 25
Stop No. 5 – Punta Roca, El Salvador: June 5 – 15
Stop No. 6 – Saquarema, Rio de Janeiro, Brazil: June 19 – 27
Stop No. 7 – Teahupo’o, Tahiti, French Polynesia: August 8 – 18
Stop No. 8 – Cloudbreak, Fiji: August 25 – September 4
Stop No. 9 – Lower Trestles, San Clemente, Calif., USA: September 11 – 20
Stop No. 10 – Surf Abu Dhabi, Abu Dhabi, UAE: October 14 – 18
Stop No. 11 – Peniche, Portugal: October 22 – November 1
Stop No. 12 – Banzai Pipeline, Hawaiʻi, USA: December 8 – 20

 

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