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Après quatre ans de travaux, le centre socio-culturel chinois inauguré à Mama’o

Après de nombreuses années de gestation puis quatre de travaux, le centre socio-culturel chinois de Mama’o a été inauguré ce vendredi, derrière le temple Kanti. Porté par la fédération Si Ni Tong, qui regroupe dix associations chinoises, ce bâtiment de près de 1 000 m² se veut à la fois un lieu de transmission culturelle et de rencontres pour la communauté chinoise. D’un coût d’environ 400 millions de francs, le bâtiment comprend notamment une salle d’exposition, le futur siège de la fédération ainsi que des espaces destinés à la location. Le rez-de-chaussée accueillera également des activités pour les personnes âgées afin de lutter contre leur isolement et des activités culinaires seront également proposées au public. Malgré le retard, cette inauguration marque l’aboutissement d’un projet imaginé il y a plus de quatorze ans.

« C’est comme si c’était une longue gestation et que l’enfant venait de naître. » Après quatre ans de travaux, le centre socio-culturel chinois de Mama’o a enfin été inauguré ce vendredi. Un évènement « très important pour la communauté chinoise », déclare Aline Flore, la présidente de Si Ni Tong, cette fédération de dix associations chinoises qui est propriétaire et gestionnaire de l’espace de Mama’o. L’édification de la structure de près de 1 000 m² avait pris du retard. En 2025, Marie-Claire Gardan, alors présidente de la fédération, évoquait notamment un contretemps dû aux intempéries.

Mieux vaut tard que jamais, le centre socio-culturel, situé derrière le temple Kanti, a accueilli ce jour « une centaine » de personnes qui ont pu visiter le bâtiment. Pour l’inaugurer comme il se doit, une danse des lions est venue animer et fêter l’achèvement de ce chantier à 400 millions de francs. Bien que le centre soit encore vide, les personnes présentes ont pu déambuler dans les trois étages baignés par la lumière du soleil en début de journée.

Salle d’exposition, siège de la fédération et espaces locatifs

Comme il était prévu, Si Ni Tong a décidé de consacrer le premier étage à une salle d’exposition. « Certaines associations avaient émis le souhait d’avoir une pièce consacrée à une exposition d’art », indique Aline Flore, précisant qu’il est difficile pour les collectifs de trouver des salles à Tahiti pour exposer des œuvres. Au deuxième étage, se trouvera le siège de Si Ni Tong, actuellement situé à Papeete. Un endroit plus accessible, d’après la présidente, qui explique que la circulation et les places pour se garer dans le centre rendent difficile l’accès à leurs locaux. « Alors qu’ici, on a tout le site, on peut se garer tranquillement, sans déranger personne », note Aline Flore.

Au troisième étage figurent des locaux destinés à la location. « Un médecin se serait déjà positionné », indique Guy Loussan, un membre « historique » de la fédération puisqu’il en était le président en 1996. Pour lui, cet aboutissement est le fruit de longues années d’ambition, l’idée du centre culturel ayant émergé il y a déjà quatorze ans. « C’est un magnifique projet qui vient enfin à son terme et qui va permettre à la communauté chinoise de se retrouver », mais aussi « de partager et d’inviter toutes les autres communautés à venir échanger d’un point de vue culturel ».

Un accueil pour les personnes âgées

En parallèle, l’objectif du centre est également d’accueillir les personnes âgées au niveau du rez-de-chaussée du bâtiment. « Cet endroit, c’est aussi un lieu de rencontres pour elles », souligne Aline Flore. « On a remarqué que les personnes âgées sont soit cantonnées dans une maison de retraite, soit à la maison, où elles ont comme seule compagnie leur famille. Elles sont, si on peut dire, à l’abandon », constate la présidente. « L’idée est donc de permettre à ces personnes âgées de rencontrer d’autres gens, de se mettre ensemble autour d’une table et de jouer au mahjong par exemple », sourit la présidente de Si Ni Tong.

Les « plus jeunes » auront tout autant leur place, tempère-t-elle. Le centre se veut aussi un lieu de transmission et de partage autour de la culture chinoise. Sont notamment prévus des ateliers culinaires dans une cuisine aménagée, où les participants pourront venir avec leurs propres ingrédients et déguster leurs repas sur place. 

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