ACTUS LOCALESSPORTS Après une édition record, le Triathlon des entreprises veut voir encore plus grand Charlie Réné 2025-05-01 01 Mai 2025 Charlie Réné La 34e édition du Triathlon des entreprises a rassemblé pas moins de 1 260 participants ce jeudi à Arue. Certains étaient là pour l’ambiance, d’autres pour la performance : Tahiti Fitness et Air Tahiti arrivés premiers, ont dû être départagés au dixième de secondes. Tahiti Sports, le lycée du Diadème, la Marine, les muto’i de Papeete et la Police nationale, qui a pu compter sur son champion et parrain de la compétition Kauli Vaast, ont aussi fait des étincelles. Les organisateurs, qui savent leur évènement précieux pour la promotion du sport, veulent ajuster le parcours pour pouvoir accueillir jusqu’à 500 équipes en 2026. Coude-à-coude, ovations et team building, ce jeudi au stade d’Arue. Comme tous les 1er mai la Fédération tahitienne de Triathlon (FFTri) organisait sa compétition « la plus spéciale » et la plus courue de l’année. Cette édition, la 34e a même battu un nouveau record : longtemps limitée à 200 équipes, l’épreuve s’était organisée pour en accueillir 300, puis 400 en 2024. La jauge avait été maintenue cette année, et comme à chaque fois, des dizaines de trio étaient sur liste d’attente. Vingt autres « teams » avaient finalement été autorisées à prendre le départ. Soit un total de 1260 participants qui se sont relayés à la course à pied, à la nage et au vélo. Tahiti Fitness devant Air Tahiti après un sprint musclé Et si beaucoup d’entreprises, d’administrations et « d’uniformes », avant tout là pour profiter de l’ambiance – toujours amicale et musicale -, cherchaient surtout à se retrouver et se dépasser entre collègues, les fanas de la performance étaient bien au turbin pour cette Fête du fravail. La preuve avec les deux équipes arrivées premières, toutes deux en dessous de l’heure de course, et qui ont dû se départager au centième de seconde. Deux équipes qui ont en commune de courrir pour la première fois ensemble et d’avoir en leur sein des spécialistes d’autres disciplines, qui n’avaient jamais participé à un triathlon, en relais ou non. La team Air Tahiti 4 (Étienne Fleur, Tarautahi Larsos et Arava Chater) première à prendre le vélo puis première dans l’eau, a eu la surprise de se retrouver côte a côte avec l’équipe Tahiti Fitness dans le sprint de fin de parcours. Après ce final plutôt musclé – et qui a nécessité quelques explications côté arbitrage – c’est bien le trio Cédric Wane (déjà gagnant l’année dernière en mixte), Darren Harbulot, un rameur qui a pour l’occasion appliqué son cardio à la course, et Kahi Munos, sportif multicartes mais surtout investi dans la glisse et le foil downwind, qui coupe le ruban en premier. Et avec la manière : 59 minutes 27 secondes pour l’une comme pour l’autre équipe. Les dixièmes et centièmes ont fait la différence. « On est sorti en même temps de la natation, et il y a eu un combat sur la course à pied on était vraiment les deux teams en train de se « fight », détaille Kahi Munos, qui s’était déjà fait remarquer en natation en junior. Heureusement les gars m’ont poussé pour m’aider : quand tu sors de l’eau, tu sais plus où t’es, tu vas tout droit et t’écoutes les consignes de tes collègues. C’est un vrai travail d’équipe ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/TRIATHLON-1-Tahiti-Fitness-kahi-munos.wav Tahiti Sports, le Dadième, la Marine… Et Kauli Vaast Là ne sont pas les seuls sourires de cette édition. Le trio Tahiti Sports (Emma Boulogne, Toareva Parker, Carlqvist Manate) signe une très belle performance en mixte, le lycée du Diadème et ses « tara pink » (Laetita Ferraro, Christel Le Cleach et V. Abardia) dominent les féminines… Quant aux « uniformes », classés à part, on y retrouve les « boulettes » de la Marine, vainqueures chez les femmes (Moulaoui, Zirnheld, Blanchard-Bossis), les policiers municipaux de Papeete chez les hommes (Tinihau Tauraa, Johann Anderson et T. Natua) et la DTPN en mixte. La police nationale, qui avait présenté une vingtaine d’équipe, a été bien aidé par son meilleur ambassadeur, Kauli Vaast, à la fois parrain de la compétition et nageur d’un des trio, aux côtés de Sofy Cruzol et Tulikitonga Hausia. Nouvelle médaille, donc, pour le champion olympique, qui, à un mois de la reprise des Challenger series WSL, a surtout aimé l’esprit de cette compétition. « C’est un évènement top, le sport il est là, tout le monde adore, tout le monde est à fond, l’esprit de compétition est là et ça motive encore plus, se félicite le surfeur de Vairao. Il y a vraiment tout le monde, l’ambiance est incroyable et ça donne carrément envie de le refaire ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/TRIATHLON-2kauli.wav « Pourquoi pas jusqu’à 500 » participants Chez les organisateurs on se satisfait du résultat, à la fois côté ambiance et performance. On remercie aussi les grandes structures, publiques ou privées, qui « jouent toujours le jeu » de la compétition : après la Socredo l’année passée, c’est la Banque de Tahiti, déjà très engagée dans le sport avec des sponsoring de haut-niveau, qui remporte cette fois le trophée de la participation, avec pas moins de 21 équipes engagées au sein de la société. Surtout, les encadrants – et nombreux volontaires – espèrent que l’épreuve aura, encore une fois, participer a faire connaître le triathlon, une discipline « trop souvent considérée comme difficile d’accès« . « On sait que ça va pousser pas mal de gens à se mettre ou à reprendre une pratique sportive, et pas que chez nous, explique Jo Tapare, le président de la Fédé. On va peut être retrouver certains sur les courses d’athlétisme, dans les bassins de natation, a la fédé de cyclisme… ». Et pour accentuer cette promotion, la FFtri veut aller plus loin, et s’organiser pour recevoir plus de participants l’an prochain. « Pourquoi pas jusqu’à 500« , précise le cadre technique Romain Antoine. Le parcours, lui pourrait être revu, notamment du côté du vélo, ou les trois boucles qui s’enchaînent, et, vu les différences de niveau, se superposent avec les passages des coureurs et les départs et arrivés des nageurs, provoquent quelques encombrements. « Peut-être qu’il va falloir revoir un petit peu les distances pour étirer un peu le peloton. Là on s’est rendu compte ce matin qu’on était peut-être à la limite, reprend le président. C’est vrai que le parcours tout le monde le connait aujourd’hui, les virages, les difficultés… ». https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2025/05/TRIATHLON-3-jo-president-fede.wav Un travail d’ajustement qui pourrait tout de même s’avérer délicat : pour « étirer » le vélo, il faudra condamner de nouvelles voies. Les mairies du Grand Papeete sont de plus en plus timides sur ce sujet : si le Triathlon des entreprises, classé grande manifestation du Pays, n’a trouvé que des bonnes volontés, le triathlon Marara Tri n’était pas parvenu à trouver un accord avec Pirae – qui prépare d’utres grands évènement pour plus tard dans l’année – il y a quelques semaines, et avait dû annuler sa compétition.