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ATN : un vol privatisé Shanghai-Papeete pour le Nouvel An chinois

Air Tahiti Nui a loué un de ses Dreamliners à un tour opérateur chinois, qui acheminera des touristes venant de Shanghai pour la « Golden Week » du Nouvel An chinois. Ils embarqueront ensuite pour une croisière d’une semaine dans les îles sur le Paul Gauguin, lui aussi entièrement réservé pour l’occasion. Une opportunité pour la compagnie de faire voler ses avions après l’arrêt de la ligne de Seattle, en attendant de décider, par exemple, s’il faut rouvrir la liaison Tahiti-Sydney : le conseil d’administration a commandé un business plan approfondi sur le sujet.

La compagnie au tiare remet le cap sur la Chine : un charter « one-shot » de Shanghai à Papeete le 17 février, premier jour des célébrations du Nouvel An chinois, avec un retour le 25 février. L’appareil est affrété par un tour opérateur chinois, qui a aussi privatisé le Paul Gauguin pour une croisière dans les îles.

Les dernières fois qu’Air Tahiti Nui s’était posé à Shanghai, c’était au début de la crise Covid pour aller chercher des équipements de protection, en mars puis en mai 2020. Depuis 2010, la compagnie avait effectué quelques vols charters, souvent pendant cette « Golden Week » du Nouvel An chinois.

D’après la direction, c’est le résultat d’un positionnement commercial plus agressif ; toutes les opportunités sont bonnes pour faire voler les avions, d’autant que ce charter interviendra après la fermeture de la ligne déficitaire de Seattle.

La réouverture de la ligne Papeete-Sydney : un business plan à l’étude

La direction d’Air Tahiti Nui a aussi, malgré le typhon qui a balayé l’Asie, participé aux échanges du salon Routes World à Hong Kong la semaine dernière. Ils ont notamment pu rencontrer les responsables de l’aéroport de Sydney, vers lequel ATN étudie de plus en plus sérieusement une ouverture de ligne. Le conseil d’administration a commandé un business plan approfondi sur ce sujet. « Réouvrir Sydney, ça a du sens, disait Moetai Brotherson en fin de semaine dernière avant son départ pour Paris, mais ça a du sens dans une stratégie générale. Ensuite, si on réouvre Sydney, le Dreamliner n’est pas forcément l’appareil adapté.  En tout cas ce qui est sûr, c’est que côté Boeing, en monocouloir, l’offre n’existe pas. Côté Airbus, l’offre existe, mais parfois la disponibilité n’est pas avérée. Par exemple, sur les A321XLR, on ne nous dit pas avant fin 2028. »

Mais pour le président du Pays, ce temps long « n’est pas forcément une mauvaise chose, ça permet de préparer. » En revanche, pour Air Tahiti Nui qui doit commencer à réfléchir au remplacement de ses Dreamliners, le retour dans le giron d’Airbus pourrait être « problématique » :  » Par exemple, on nous dit que les A350, ce n’est pas avant 2030. »

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