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Avis de conflit social à Air France

Alain Ateo (CSTP-FO) et Bertrand Courtade (Usaf-UNSA). ©CP/Radio1

La direction d’Air France à Tahiti souhaite réduire de 10 % à 15% le nombre de ses PNC, et brandirait des licenciements économiques si un accord n’était pas trouvé pour 8 départs volontaires. Une première réunion entre la direction et les syndicats s’est tenue ce mardi matin.

Au dernier comité d’entreprise, la direction d’Air France à Tahiti a présenté des mesures sociales qui visent à supprimer 10% à 15 % de l’effectif des personnels navigants commerciaux (PNC), selon les syndicats. Six centrales syndicales étaient réunies ce matin avec la direction d’Air France dans leurs locaux de l’aéroport de Tahiti-Faa’a : CSTP-FO, Otahi, CSIP, O Oe To Oe Rima,  A Tia I Mua et l’Usaf-Unsa PF, majoritaire dans l’entreprise.

« La crise covid a bon dos, dit Bertrand Courtade, délégué syndical de l’Usaf-UNSA PF. Ce qu’on voit, nous, c’est que les effectifs diminuent d’année en année, notamment en agence où on voit un poste supprimé par an. » La direction d’Air France aurait donc annoncé que soit un accord était trouvé pour 8 départs volontaires, soit elle procéderait à des licenciements économiques.

Les syndicalistes dénoncent aussi l’attitude de la direction qui serait inconcevable en métropole. « On arrive en CE, on nous propose un plan, alors qu’en métropole avant d’aller en CE extraordinaire on discute avec les syndicats des différentes modalités » dit Alain Ateo, délégué syndical CSTP-FO.

Des sureffectifs qui datent de 2017

Les problèmes d’effectifs remontent à 2017, explique Bertrand Courtade, lorsque la compagnie a décidé de limiter les missions des PNC basés à Tahiti aux vols Tahiti-Los Angeles.  Et qui sont à présent menacés, malgré les assurances de la maison-mère.

 

Va-t-on vers une grève ? « Sans présager de l’avenir, pour l’instant il n’est pas question de rapports de force de ce niveau-là, dit Bertrand Courtade, c’est sûr qu’il y a des tensions. On va voir ce qui est fait. Pour l’instant on est autour de la table, on discute des modalités, on voit ce qui est possible. Ça ne veut pas dire qu’une fois qu’on aura trouvé un terrain d’entente, qu’on soit fondamentalement d’accord avec ce qu’il se passe. » Les syndicats doivent à présent travailler sur des propositions qu’ils feront à la direction lors d’une prochaine rencontre. La direction d’Air France n’a pas souhaité s’exprimer à l’issue de la réunion.

Pour Bertrand Courtade c’est aussi « une question de respect ».

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