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Emploi : « 342 établissements ont besoin de recruter pour 2026 »

Première du genre en Polynésie, l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre (BMO) révèle près de 1 800 projets de recrutement pour 2026, dont une majorité jugée difficile à pourvoir par les entreprises, malgré les près de 30 000 inscrits au Sefi. Présentée ce mardi par la ministre de l’Emploi Vannina Crolas et le Sefi, cette étude met en lumière les secteurs les plus demandeurs – hôtellerie, commerce, tourisme – et leur localisation, avec comme objectif de comprendre et trouver des solutions aux difficultés d’embauche. 

La première enquête sur les besoins en main-d’œuvre (BMO) de Polynésie, menée du 5 mai au 22 août 2025, dévoile ses résultats. Présentée ce mardi par Vannina Crolas, ministre de la Fonction publique, de l’Emploi et du Travail, aux côtés de Vanessa Tiaipoi, cheffe du service du Sefi, cette étude intégrée au plan “Emploi-Formation-Compétences 2023-2028” du Pays doit permettre d’ajuster les formations professionnelles et d’anticiper les besoins du marché.

« 1 815 projets de recrutement pour 2026 »

Réalisée par le Sefi avec l’appui de l’Institut de la statistique de Polynésie française et du Pays, cette étude a interrogé 1 360 entreprises, dont 57 % ont répondu, soit 776 établissements – un taux de réponse record, largement supérieur à la métropole (25 %) et à la Nouvelle-Calédonie (21 %).

« Sur ces entreprises qui ont répondu, 44 % (342 établissements) ont fait part de besoins en recrutement pour 2026, explique la ministre. 1 815 besoins de recrutement en tout, mais sur ces besoins en recrutement, 63 % concernent des recrutements jugés difficiles, parce que d’une part il y a une inadéquation des profils des candidats, notamment dûe à un manque de qualifications, un manque d’expérience ou un manque de motivation ».

« Localiser les projets de recrutement » 

Les entreprises de taille moyenne (100 à 199 salariés), bien qu’elles ne soient qu’une trentaine, concentrent à elles seules 27 % des projets d’embauche (près de 500), contre 20 % pour les petites entreprises (cinq à neuf employés), qui représentent pourtant plus de 300 établissements sur le territoire. Les deux tiers des demandes de recrutement sont regroupés dans trois grandes familles de métiers, d’abord l’hôtellerie-restauration (26 %), le commerce (24 %), puis le domaine des transports et du tourisme (12 %).

Et dans le top 5 des métiers les plus recherchés, on retrouve : caissier, avec 151 projets d’embauche, employés de mise en rayon libre-service (143), serveurs ou barmen, employés d’hôtellerie, ou encore cuisiniers avec 67 projets. Sans surprise, Tahiti concentre 76 % des projets (1 387), suivie de Bora Bora (19 %, 276 projets) et Moorea (6 %, 79 projets), la preuve tangible que la géographie impacte l’embauche.

« Un des atouts de cette étude est de pouvoir localiser les projets de recrutement et de pouvoir déployer les dispositifs adéquats dans les lieux géographiques en fonction des renseignements de l’enquête, précise Vannina Crolas. Et donc on va venir ici identifier les métiers par archipel, même par commune, et ensuite déployer les formations correspondant aux besoins des entreprises de telle ou telle île. »

« 30 000 demandeurs d’emploi, peut-être 10 000 actifs »

Cette étude avait aussi pour objectif de déceler les domaines où les postes sont difficiles à pourvoir. Parmi eux, à la première place, se trouvent les jobs en hôtellerie-restauration : 94 % sont décrits comme difficiles à pourvoir, puis ceux de la maintenance et de l’entretien avec 82 % de difficultés, ceux du numérique (89 %), ceux des services à la personne (77 %), ou encore ceux de la santé et de l’action sociale avec 74 %.

Les difficultés sont aussi géographiques. À Bora Bora, près de 92 % des postes sont jugés difficiles à pourvoir contre 56 % à Tahiti. Maintenant que le bilan est fait, il ne manque que les solutions.

« On a touché les entreprises, ils ont répondu, il faut maintenant toucher nos demandeurs d’emploi, indique la ministre. Le Sefi a un vivier habituel de 30 000 demandeurs d’emploi, peut-être 10 000 actifs uniquement, donc il va falloir déjà les capter, ces demandeurs d’emploi actifs, pour pouvoir les intégrer dans un parcours de préparation, de formation et d’accompagnement, et répondre aux besoins en main-d’œuvre de nos entreprises. »

Pour y parvenir et mettre en relation les entreprises et les candidats, le ministère, accompagné du Sefi, envisage plusieurs actions comme par exemple les “job datings”, ou encore des évènements alternatifs comme le nouveau “recrutement par le sport”.

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Jt Vert 30/10/2025

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