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« C’est pratiquement de la censure de la part du CESC »

Jean Christophe Bouissou  ©Vaite Urarii Pambrun

Jean Christophe Bouissou ©Vaite Urarii Pambrun

Le porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou, a vivement réagi mercredi midi à l’avis défavorable voté mardi par les membres du Conseil économique, social et culturel (CESC) contre la mise en place de dispositions légales garantissant l’indépendance des journalistes en Polynésie. Une décision qui est « pratiquement une demande de censure de la part du CESC » selon le porte parole qui s’est dit « étonné ».

Le porte-parole du gouvernement, Jean-Christophe Bouissou, n’a pas mâché ses mots mercredi midi au sujet de l’avis défavorable rendu par les membres du CESC sur l’indépendance de la presse polynésienne. «  Nous sommes pour la liberté de la presse », affirme le porte-parole du gouvernement. Et de poursuivre : « ça veut dire des actes, et notamment le vote par notre assemblée pour permettre à cette liberté de pouvoir s’exprimer ». Le porte-parole explique ensuite : « On l’a déjà vu dans d’autres pays où finalement on s’aperçoit que lorsque le métier de journaliste ne peut pas être exercé avec une forme de liberté on se retrouve rapidement dans une certaine forme de dictature ». Cette décision a « étonné » Jean-Christophe Bouissou, qui évoque même une « demande de censure » de la part de la quatrième institution du Pays.

Le porte-parole du gouvernement affirme ne pas encore avoir pris connaissance « en détail de ce qui justifiait que le CESC aille dans ce sens ». Pour autant, Jean-Christophe Bouissou affirme que le texte a été longuement travaillé par le gouvernement et qu’il n’a été transmis que pour avis, consultatif encore une fois. Pas question donc de le vider de son sens, pour Jean-Christophe Bouissou.

© Cédric Valax
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2 Commentaires

  1. Harakiri
    29 septembre 2016 à 7h01 — Répondre

    Ce n’est pas pratiquement de la censure, c’est carrément de la censure de la part du CESC, institution aussi inutile que couteuse. Heureusement que leur avis n’est que consultatif.

  2. Georgy
    29 septembre 2016 à 8h00 — Répondre

    La dissolution de cet inutile et pernicieux organisme intitulé Comité Extra-Sectaire & Canaille (CESC) s’impose. C’est un repaire d’individus téléguidés par des intérêts obscurs…mais identifiés par les observateurs. Faisons des économies: dissolvons ce CESC ! Et poursuivons ces apprentis censeurs devant la Justice pour violation des règles démocratiques.

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