ACTUS LOCALESTOURISME

Contrôles resserrés sur les « motifs impérieux » à compter du 2 mars

Par arrêté du haut-commissaire, les passagers entre la métropole et la Polynésie devront justifier de leur « motif impérieux » au moins 6 jours avant leur vol. 

Un arrêté du haut-commissaire publié ce lundi 22 février durcit les conditions de voyage entre la métropole et la Polynésie en imposant aux voyageurs de justifier, au moins six jours avant le vol, du motif impérieux qui les amène au fenua. Une mesure déjà en vigueur pour les voyages vers et depuis La Réunion ou Mayotte, et qui s’appliquera à compter du 2 mars prochain à la Polynésie. Les passagers devront donc produire l’attestation dérogatoire de déplacement répondant à l’un des trois motifs impérieux accompagnée de justificatif, et la déclaration sur l’honneur à se soumettre aux règles relatives à l’entrée sur le territoire. Les conditions de dépôt de ces documents ne sont pas encore précisées. Ce pourrait être, comme pour les départements d’Outre-mer où la mesure est en vigueur, via la plateforme demarches-simplifiées.fr.

Un récépissé sera délivré au candidat au voyage et devra être présenté avant l’embarquement. « À défaut, son embarquement est refusé. Il en est de même lorsque le Haut-commissaire a informé la personne concernée et l’entreprise de transport, au plus tard 48 heures avant le déplacement, que la déclaration et le document adressés ne permettent pas de retenir l’un des motifs mentionnés au 1er alinéa. » En l’absence de réponse, l’autorisation de voyager est réputée acquise.

Le texte précise que « les délais mentionnés au présent article ne sont pas applicables en cas d’urgence dûment justifiée par l’intéressé auprès du représentant de l’État. »

Enfin l’article 2 indique que l’arrêté « s’applique pour les vols à destination ou en provenance de la Polynésie française prévus à compter du 2 mars 2021. » 

Une décision diamétralement opposée à la tribune publiée la veille par Yves Jégo, ancien secrétaire d’État chargé des Outre-mer, dans l’hebdomadaire Le Point. S’adressant au Président de la République, il lui demande « un geste de bon sens », la fin des motifs impérieux pour les voyages entre les territoires ultramarins et la métropole. “Kafka a rejoint la réalité quand les territoires français d’Outre-mer se sont vu appliquer les mêmes dispositifs que les pays hors Europe », écrit Yves Jégo, pour qui « rien ne justifie l’excès de cette mesure discriminatoire” et qui affirme “cette décision ne répond à aucune urgence sanitaire.”

 

 

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