ACTUS LOCALES

Décolonisation à l’ONU : Manuel Valls incrimine Anthony Géros

Dans sa réponse à une question orale de Mereana Reid-Arbelot, le ministre des Outre-mers, qui rappelle que la France n’a jamais accepté la réinscription, a estimé que le recours contre l’État par le président de l’assemblée Anthony Géros rend le dialogue « plus difficile ». Parallèlement Emmanuel Macron a déclaré lors du sommet France-pays du Pacifique, en marge de la conférence sur l’océan à Nice, que « les cultures du Pacifique ne sont pas faites pour les référendums. »

« La position de la France reste inchangée. Elle conteste la réinscription en 2013 de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU alors qu’elle l’a accepté pour la Nouvelle-Calédonie qui n’a pas la même histoire », a répondu Manuel Valls à la députée Mereana Reid Arbelot qui l’interpellait sur la décolonisation lors de la séance des questions orales à l’Assemblée nationale.

Non pas que le ministre, qui n’a pas manqué de rappeler que la Polynésie est le plus autonome de tous les territoires ultramarins français, ne veuille pas du tout aborder le sujet de la décolonisation. Il entend « poursuivre le dialogue, dans le respect, dans la considération (…) » lors de la sa visite au fenua prévue pour la deuxième quinzaine de juillet. Mais à Paris, on considère que le dialogue sur ce sujet délicat est rendu plus difficile par l’action du président de l’assemblée Anthony Géros, qui avait fait voter par Tarahoi une délibération l’autorisant à attaquer l’État en justice – délibération qui selon toute probabilité doit être annulée aujourd’hui même par le tribunal administratif. « S’agissant du dialogue au sujet de la décolonisation, le choix juridique qui vient d’être fait en déposant des recours contre l’État, rend évidemment plus difficile le chemin à prendre. »

Les cultures du Pacifique « pas totalement faites pour les référendums », selon Emmanuel Macron

L’insistance du Tavini sur la tenue d’un processus d’autodétermination qui passerait, à terme, par un référendum sous l’égide de l’ONU semble moins que jamais en phase avec la position du gouvernement central. À Nice où se tenait en marge de la conférence sur l’océan un sommet entre la France et les pays du Pacifique, Emmanuel Macron qui s’exprimait sur la situation en Nouvelle-Calédonie a déclaré que « ni la culture pacifique, ni la culture océanienne ou mélanésienne ne sont totalement faites pour les référendums. Ce sont des cultures de concertation où, je dirais, la circularité est plus adaptée qu’un caractère tranché du oui ou non. Mais nous avons hérité de ce processus (les trois consultations en Nouvelle-Calédonie, ndr), on ne refera pas les mêmes erreurs pour la suite. »

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1 Commentaire

  1. dorra
    11 juin 2025 à 4h37 — Répondre

    L’ONU n’a aucun pouvoir… c’est la réalité. Elle peut toujours inscrire des pays sur des listes à décoloniser, cela n’avance à rien! La Polynésie Française pourra devenir un pays indépendant si la majorité de la population le décide et si les conditions économiques sont favorables: indépendance financière!

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