ACTUS LOCALES

L’Elysée propose des « groupes de travail » sur la réforme institutionnelle des Outre-mer

©Outremers 360°

Moetai Brotherson, Mereani Reid-Arbelot, Moerani Frébault et Teva Rohfritsch ont participé mardi soir au « dîner républicain » organisé à l’Élysée par Emmanuel Macron, qui dit vouloir ouvrir le chantier de la réforme institutionnelle des Outre-mer français. Des groupes de travail doivent être constitués avant la fin de l’année pour configurer les demandes des uns et des autres. Le président du Pays a de nouveau demandé l’ouverture du dialogue de décolonisation sous l’égide de l’ONU, le député Tapura a parlé défiscalisation : ni l’un ni l’autre n’ont eu la réponse qu’ils espéraient.

« J’ai rappelé mes convictions indépendantistes, dit Moetai Brotherson à notre partenaire Outremers 360°, j’ai rappelé que pour moi l’autonomie n’est pas un statut dans lequel il faut le complaire, c’est bien mais il ne faut pas y rester. » Mais selon lui, le chef de l’État serait ouvert à « des évolutions statutaires vers plus de souplesse » pour la Polynésie et Wallis-et-Futuna.

Moetai Brotherson a également rappelé au Président de la République la demande « d’ouverture d’une discussion multilatérale à l’issue de la 4e Commission à laquelle je vais participer la semaine prochaine. » Selon Moerani Frébault, Emmanuel Macron « n’a pas répondu ». Il répète pour sa part la position déjà exprimée par le Tapura : les discussions sur l’indépendance doivent se tenir d’abord en Polynésie, et pas à Paris ni à New York.

Le député, lui, a fait valoir le côté « bonne élève » de la Polynésie : « Pour notre part on a fait entendre notre position qui est celle du maintien du système d’autonomie, certes perfectible, dit Moerani Frébault, mais un système qui fonctionne avec probablement l’une des collectivités les plus stables d’un point de vue institutionnel et économique parmi les territoires d’outre-mer. » Manuel Valls les a « rassurés », dit-il aussi, sur la défiscalisation : le tour de vis prévu dans le projet de budget pourra encore être amendé durant le débat budgétaire. Mais le futur ex-ministre des Outre-mer a aussi parlé de la « nécessité d’un contrôle accru » : Moerani Frébault affirme que les autonomistes sont « tout à fait d’accord, à partir du moment où les efforts fiscaux demandés à nos entreprises polynésiennes ne sont pas trop importants. »

Ce mercredi, Moetai Brotherson poursuivait ses rendez-vous, notamment avec Mathilde Panot de LFI puis avec Olivier Jacob, directeur général des Outre-mer.

Article précedent

Moorea : un projet immobilier stoppé par le tribunal administratif

Article suivant

Un nouveau projet de loi pour faire baisser le prix des PPN

Aucun Commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PARTAGER

L’Elysée propose des « groupes de travail » sur la réforme institutionnelle des Outre-mer