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Eat Me : pour ne plus jeter les invendus alimentaires

 

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Elina Simon, sommelière et chef de rang, dans le milieu de la restauration depuis plus de 7 ans, et Jérémy Wan Der Heyoten, diplômé d’un master en commerce international, viennent de lancer Eat Me. La plateforme permet aux commerçants de proposer leurs invendus alimentaires et aux particuliers d’acheter à petits prix.

Quand Elina Simon et Jérémy Wan Der Heyoten sont rentrés à Tahiti, ils ont rapidement remarqué que rien n’existait pour récupérer les invendus alimentaires des commerçants. Un concept qui existe en métropole depuis plusieurs années sous le nom « Too good to go ». Née au Danemark en 2015, l’application a été développée en France en 2019 puis dans d’autres pays européens. Ils ont donc voulu proposer quelque chose y ressemblant en Polynésie française : Eat Me. Lancé officiellement mardi dernier, les particuliers doivent encore être patients pour trouver « des paniers surprises » à acheter. Les commerçants en déposent en fonction de leurs invendus et seul Liu Fong junior à Pirae en avait proposé un mardi. Mais l’entreprise commence tout juste et ses fondateurs espèrent bien rassembler un maximum de commerçants et de particuliers sur leur plateforme pour augmenter l’offre. Comment ça marche exactement ? Jérémy Wan Der Heyoten donne des explications.

Il suffit donc de s’inscrire sur la plateforme pour profiter des paniers surprises. Impossible de prévoir ce qu’il y aura en vente car il s’agit d’invendus. Une certitude cependant, les invendus du jour sont composés de produits qui arrivent bientôt à date de péremption, mais toujours consommable, et dont le prix est donc baissé. L’acheteur fait des économies et évite à des produits de se retrouver à la poubelle. « Nous voulons apporter un changement positif au fenua et le protéger pour le futur. Chaque personne compte dans la lutte contre le gaspillage alimentaire », explique Jérémy Wan Der Heyoten. Selon l’Ademe, 40 tonnes de nourriture sont jetées chaque seconde dans le monde, soit 1/3 de la production mondiale. Le chiffres en Polynésie française ne sont pas connus et Jérémy Wan Der Heyoten espère que Eat Me contribuera aussi à évaluer le phénomène en Polynésie française.

Disponible à Tahiti et sur la presqu’île, Eat Me devrait également être développé à Moorea, Huahine et Raiatea. Une application va également être créée pour faciliter encore plus l’utilisation de la plateforme. Les fondateurs de cette nouveauté ont déposé leur candidature aux Tech4Islands Awards.

Retrouvez Eat Me ici et la page Facebook.

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