INTERNATIONAL Elle crée un algorithme pour déceler une leucémie Laurent Bitouzet 2013-05-22 22 Mai 2013 Laurent Bitouzet Brittany Wenger avec le président américain lors de la remise de son prix au Salon des sciences de Google. © Reuters Brittany Wenger avec le président américain lors de la remise de son prix au Salon des sciences de Google. © Reuters SCIENCES – Une lycéenne américaine, Brittany Wenger a mis au point « un réseau neuronal artificiel ». L’INFO. A seulement 18 ans, Brittany Wenger tient peut être entre les mains un système révolutionnaire. Cette jeune lycéenne de Sarasota, en Floride, a mis au point « un réseau neuronal artificiel » qui permet de diagnostiquer les cancers et plus particulièrement la leucémie à lignée mixte (« mixed-lineage leukemia » ou MLL), l’un des cancers les plus agressifs, raconte Slate. Qu’est ce qu’un « réseau neuronal artificiel » ? Brittany Wenger a créé un algorithme informatique qui permet de modéliser un « réseau neuronal artificiel ». Cette simulation prend modèle sur le cerveau humain, en copiant les interconnexions entre les neurone. L’objectif ? Déterminer un profil d’expression génétique mais également différentes « empreintes moléculaires » liées à différents cancers. Certains gènes du corps pourraient ainsi être utilisés pour créer des médicaments adaptés au MLL. »Ils peuvent en réalité détecter des choses qui dépassent l’entendement humain », a expliqué Britanny Wenger au journal Mashable. Une de ses cousines a eu un cancer. Cet intérêt pour cette technologie de l’intelligence artificielle, Brittany Wenger l’a développé lors d’un cours de « pensée futuriste » au lycée. Lorsqu’elle apprend que sa cousine est atteinte d’un cancer du sein et voyant les méthodes douloureuses auxquelles elles étaient soumises, Brittany Wenger se met en quête d’une alternative. Elle parvient à créer différents outils informatiques pour diagnostiquer les cancers. Une technologie d’intelligence artificielle. Britanny Wenger n’en est pas à son coup d’essai. Elle avait précédemment développé une forme de technologie d’intelligence artificielle dédiée au diagnostic du cancer du sein. Elle avait appris à un ordinateur comment déterminer si une masse au sein est maligne ou bénigne et comment analyser des cellules prélevées à l’aiguille fine, une forme beaucoup moins intrusive de biopsie. Son travail a déjà porté ses fruits et Britanny Wenger intéresse dans les hautes sphères de la recherche médicale. Elle a reçu le prix au Salon des sciences de Google et au Salon international des sciences d’Intel. Source : Europe1