ACTUS LOCALESPOLITIQUE Fritch : « Je ne vis pas de corruption » Samia Stambouli 2014-12-19 19 Déc 2014 Samia Stambouli Interrogé vendredi matin, en marge de la présentation des investissements publics pour 2015, le président du Pays Edouard Fritch est revenu sur le « clash » avec sa majorité jeudi en commission. Le président du pays a commencé par expliquer qu’il ne s’agissait pas d’une augmentation de son indemnité mais d’un « réajustement », suite à la diminution de moitié de l’indemnité de Gaston Flosse en juin 2013 pour respecter la règle de non cumul des mandats. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2014/12/Fritch-explique-salaire.mp3 Par la suite, le président du pays a affirmé qu’il regrettait ce geste « mesquin » de sa majorité. Mais surtout, il a lâché une nouvelle petite phrase assassine en affirmant qu’il avait simplement expliqué aux représentants : « Moi je ne vis pas de la corruption ». Référence à peine voilée au leader du Tahoeraa Huiraatira, Gaston Flosse, et à ses affaires judiciaires. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2014/12/Fritch-sur-corruption.mp3 Enfin, Edouard Fritch a affirmé qu’il n’était pas opposé à remettre le texte du réajustement de son indemnité sur le tapis en séance plénière à l’assemblée. Mais que là n’était pas sa priorité. Il a conclut en espérant que la majorité Tahoeraa resterait unie sur les sujets de politique générale, en regrettant les critiques qui proviennent de sa propre majorité. https://www.radio1.pf/cms/wp-content/uploads/2014/12/Fritch-sur-motion.mp3 Edouard Fritch a donc quitté vendredi le ton convenu des déclarations publiques sur l’unité de façade du Tahoeraa Huiraatira. Un ton qu’il employait encore dimanche soir sur Polynésie 1ère, en évoquant les relations « affectueuses » avec Gaston Flosse. Mais il semble que le coup de jeudi, soit devenu celui de trop pour un président qui n’est plus décidé à se laisser faire sans réagir.